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ARTE Reportage

Le magazine d'actualité internationale. Tous les samedis à 18h50. Présenté en alternance par William Irigoyen et Andrea Fies

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Le magazine d'actualité internationale. Tous les samedis à 18h50. Présenté en alternance par William Irigoyen et Andrea Fies

ARTE Reportage

Samedi 15 mars 2008 à 19h00 - 27/03/08

Les reportages

Tata mobile : la voiture la moins chère du monde
De Michael Schehl - ARTE GEIE / Gaffer u. Grip – Allemagne 2008

Vidéo - 12'

Dehli vole la vedette à Detroit en matière d’auto- mobile. La révolution annoncée par le groupe indien Tata, a eu lieu en janvier dernier. La voiture la moins chère du monde a été présentée devant plus de 1 200 journalistes du monde entier. La version de base de la Tata Nano sera vendue en Inde aux alentours de 1 700 euros, - le prix d’une petite moto de 125 cm3 - à partir de septembre 2008. Tata brise un tabou, en faisant tomber l’automobile, le produit de « grande consommation », dans l’escarcelle du super low-cost.

En dévoilant la Tata Nano, le constructeur indien s’attaque à une catégorie de consommateurs, aux revenus très faibles… plusieurs millions, voire des dizaines de millions de conducteurs en puissance. Choix de ligne basique, suppression des options les plus élémentaires – climatisation, vitres électriques, fermeture centralisée – réévaluation de chaque pièce automobile pour aboutir à un prix défiant toute concurrence… un défi technique relevé par le président du conglomérat, Ratan Tata. Déjà baptisée « People Car », - la voiture du peuple -, la Nano, en hissant Tata dans le club des grands du secteur automobile, fait la fierté de la nation indienne.

Mais comment concilier la consommation de masse et la lutte contre le réchauffement climatique ? Les millions de Nano qui s’apprêtent à déferler sur les routes d’Inde et d’ailleurs risquent de poser des problèmes environnementaux tout aussi énormes par une augmentation significative des émissions de gaz carbonique et d’autres agents polluants.


Thaïlande : la ferme des veuves
De Hans Jürgen Westermann - ARTE GEIE / Krossover Media – Allemagne 2008

Ror Tan Bar, dans le Sud de la Thaïlande. Un petit village modèle, situé à la frontière malaise, créé par la reine Sirikit, qui accueille 150 veuves de guerre. Ces femmes, musulmanes et bouddhistes, s’occupent des bêtes ou travaillent aux champs. La « ferme des veuves » subvient à ses propres besoins, dans un décor enchanteur qui ferait presque oublier la guerre qui endeuille la région, nourrie par les attentats d’une guérilla islamiste qui revendique l’indépendance des provinces du Sud. Un conflit qui a fait plus de 2800 victimes depuis 2004.

Confrontées à un dénuement extrême après la mort de leurs maris, toutes ces femmes souffrent de traumatismes importants et tentent de se reconstruire chacune à sa manière. Une manu- facture de céramique, dont la production est vendue sur les marchés, emploie une vingtaine d’ouvrières. Autrefois, femme au foyer, Suniyah a perdu son mari fonctionnaire, considéré comme un traître par les rebelles. Comme les autres femmes, elle a perçu 10 000 euros de dédommagement. Aujourd’hui, elle vit dans ce village et a même repris des études. Avec son indemnité, Porntip s’est mise à son compte en ouvrant une boutique. Suniyah, sa voisine, est l’une des premières clientes. Ici, quelles que soient leur religion et leurs origines, les femmes se soutiennent.

Au village des veuves, preuve est que l’harmonie qui régnait autrefois entre les communautés du Sud est rétablie. Musulmans et bouddhistes vivent côte à côte en bonne intelligence…

Autrement vu – Sakhaline, l’île du bout du monde – Youlia et Kostia (2/4)
de Vladimir Vasak, Liza Zamyslova, Sergueï Sokolov et Florence Touly - ARTE GEIE - France 2008

Alors que les projecteurs de l’actualité s’éteignent au lendemain d’une élection prési- dentielle verrouillée par le Kremlin, ARTE Repor- tage a enquêté sur la vie quotidienne des Russes qui vivent au bout du monde, au-delà de la Sibérie, sur l’île de Sakhaline.

Face à l’Océan Pacifique, à près de 10 000 kilo- mètres de Moscou, cette île, qui a été en partie japonaise jusqu’en 1945, attire depuis quelques années de plus en plus de monde en raison de ses incroyables richesses en hydrocarbures. Des Russes, des Américains et des Européens, employés par de grandes compagnies de gaz et de pétrole, rejoignent les 700 000 habitants malgré d’extrêmes conditions climatiques. Par des températures pouvant tomber jusqu’à près de moins trente degrés, une équipe d’ARTE Reportage est allée à la rencontre d’habitants de Sakhaline.

Avant d’être un haut lieu de l’exploitation des hydrocarbures (pétrole et gaz), la richesse de l’île de Sakhaline provenait de la pêche. C’est dans le port de Nevelsk, une ville d’environ 20 000 habitants, située au sud-ouest de l’île que nous avons rencontré Youlia et Kostia, un couple de la classe moyenne russe. Elle a lancé sa petite agence d’informations locales, lui est pêcheur. A 10 000 kilomètres de Moscou, même si l’activité de pêche est encore en crise, ils veulent garder l’espoir d’une Russie en plein essor qui donnerait une vie meilleure à leurs deux enfants.
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ARTE Reportage
Le magazine d'actualité internationale
Tous les samedis à 19h00
Rediffusion le samedi à 6h00

Edité le : 13-03-08
Dernière mise à jour le : 27-03-08


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