

Parmi les chorégraphes français dont l’éclosion, au début des années 80, a changé le paysage de la danse française, Maguy Marin est sans doute, internationalement, l’une des plus emblématiques. Formée par l’école de Maurice Béjart, Mudra, elle crée peu à peu son propre univers avec des spectacles devenus mythiques, tels que May B, alpha de son oeuvre (1981).
Elle réinvente un langage avec des pièces de grand répertoire (Cendrillon, Coppelia), qui la font connaître dans le monde entier ; d’autres pièces très marquantes jalonnent également son parcours international (Eden, Grossland, Watterzoï).
En 1998, elle décide de s’installer avec sa compagnie au coeur de la cité Rillieux la pape, dans la banlieue lyonnaise. C’est là qu’elle enracine sa création, souvent en collaboration avec Denis Mariotte, c’est là qu’elle se retrouve (après bien des voyages) et qu’elle se sent bien.
Dans ce film, nous suivons son chemin artistique, d’une pièce à l’autre, au plus près de ce qu’elle cherche, pour comprendre comment elle renouvelle ses formes, comment elle se met volontairement en danger avec le public, avec les habitudes culturelles contraires à son action artistique, courageusement, remettant tout en jeu à chaque fois... En esquivant la danse. Pour mieux la retrouver bientôt, sûrement, dans une prochaine création. A travers ses cinq dernières pièces, Umwelt, Ha Ha !, ça quand même, Turba et Grosse Fugue, Maguy Marin avance et résiste, traversée par ce qui l’entoure, portée par la nécessité de s’inscrire dans l’espace social.
La nouvelle création de Maguy Marin est présentée au Festival d’Avignon 2009 du 8 au 16 juillet au Gymnase Aubanel.
Et toujours sur ARTE ne manquez pas la rediffusion du documentaire Israël Galvan, l'accent andalou, dimanche à 06 heures, et le 19 juillet à 17H40.






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