Il était seul, avec son appareil photo à « shooter » la scène pour dissuader la police de déclencher le feu sur les sans-papiers. Pour moi, José Palazon c’est le Don Quichotte des temps modernes. Avec des bouts de ficelles, sans un sous en poche, il dénonce «la violation des droits de l’homme » en restant totalement désintéressé. Je me suis attaché à ce personnage qui donne à bouffer à ces clandestins quand les dirigeants européens cherchent à les repousser hors de leurs frontières. Je suis Chilien d’origine. Je n’ai pu m’empêcher d’avoir une pensée pour mes compatriotes Sud-Américains qui, sur un autre continent, vivent les mêmes situations que ces Africains. En effet, aux Etats-Unis, ce sont les Sud-Américains qui sont considérés comme des citoyens de seconde catégorie. Cette fois-ci, moi, j’étais de l’autre côté de la barrière… Jusqu’au moment où j’ai commencé à filmer.
Aujourd’hui, les routes de l’immigration massive se sont déplacées vers la Mauritanie. José continue son action humanitaire à travers son association « Prodein » qui s’occupe des enfants des rues à Melilla. Fort de la réception positive de son premier film sur l’immigration clandestine, il projette également de dénoncer en image le sort réservé aux femmes d’origine marocaine. Vous pouvez joindre José Palazon www.prodein.org@yahoo.es







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