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Le Freischütz

L’événement de la saison musicale : l’opéra romantique de Weber monté par le magicien de la scène Bob Wilson - live sur ARTE et sur arte.tv

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Le Freischütz

L’événement de la saison musicale : l’opéra romantique de Weber monté par le magicien de la scène Bob Wilson - live sur ARTE et sur arte.tv

Le Freischütz

samedi, 6 juin 2009 à 12:45 - 20/05/09

Metropolis

Un regard sur notre culture et celle de nos voisins. Metropolis cultive la curiosité et le plaisir avec Rebecca Manzoni pour guide.

La mode chic et choc – Viktor & Rolf, agitateurs d’idées
Nœuds démesurés, cols imposants, boutons géants – avec leurs idées décalées, Viktor & Rolf ont révolutionné le petit monde tranquille de la haute couture. Leurs créations ont un air de jamais vu ; en 2006, H&M leur demande de dessiner sa collection et au plus tard à ce moment-là, les agitateurs de la mode deviennent cultes.
Tout a commencé il y a 15 ans, quand Viktor & Rolf font leurs débuts dans la mode – dès le départ, ils sont étiquetés artistes plutôt que créateurs. D’ailleurs, leurs collections ont fait l’objet d’une trentaine d’expositions – et leurs défilés de mode sont déjà des performances en soi. Un jour, ce sont des mannequins qui défilent sur le podium en costumes d'arlequin gonflés à l'hélium ; une autre fois, un (seul) top-modèle effeuille couche par couche ses tenues excentriques, comme une poupée russe. Quant à leur collection homme, Viktor & Rolf se chargent eux-mêmes de la présenter.
Leur nouveau projet transpose le duo de créateurs dans l’univers de l'opéra. Ils ont dessiné les costumes du Freischütz de Carl Maria von Weber mis en scène par Robert Wilson pour le festival de Pentecôte au Festspielhaus de Baden-Baden.
Sabine Willkop est allée à leur rencontre dans leur atelier, à Amsterdam.

L’habitat de demain – le mobilier revu et corrigé par Fernando et Humberto Campana
Un fauteuil de cordon rouge (459 mètres !), un canapé en carton, des meubles de bric et de broc. Avec leurs projets surréalistes, Fernando et Humberto Campana font un tabac dans le monde entier. « Tropical modern » – c'est le nom trouvé par les critiques pour qualifier leur style inimitable inspiré du Brésil où ils sont nés.
En fait les deux frères de Sao Paulo sont tombés dans la création de meubles par hasard. Depuis 1982, Humberto, juriste de formation, et son frère Fernando, architecte, s'intéressent à l'habitat du futur – et leur approche n’a rien de conventionnel. Leur marque de fabrique : des matériaux simples et un travail artisanal. Rares sont les créations – comme la célèbre Vermelha Chair qu’on s’arrache – à connaître un destin industriel. Leurs projets, qui ont raflé de nombreuses récompenses, font depuis longtemps partie des classiques de l'avant-garde.
Le Vitra Design Museum à Weil am Rhein (petite cité de l’extrême sud-ouest de l’Allemagne) consacre à Fernando et Humberto Campana une exposition qui donne une bonne vue d’ensemble de leur potentiel créatif. Mais c’est chez eux, à Sao Paulo, que Sabine Willkop leur a rendu visite.

Magritte n’en reviendrait pas – les milieux de l'art découvrent Bruxelles
Paris ? Londres ? Berlin ? Non, la nouvelle coqueluche des milieux artistiques est Bruxelles. La première Biennale d'Art contemporain y a surpris le public avec un concept radicalement nouveau.
Autre événement : l'inauguration du musée multimédia Magritte, en plein cœur de la capitale belge. À partir du 2 juin 2009, la plus grande collection au monde d’œuvres du père du surréalisme sera visible dans un palais historique de la place Royale.
René Magritte (1898-1967) a passé la moitié de sa vie à Bruxelles. La ville trépidante était manifestement une source de grande d'inspiration pour le peintre belge. C'est là qu'il a réalisé bon nombre de ses tableaux fantastiques.
Le potentiel artistique de Bruxelles n'a pas échappé à Barbara Gladstone, influente galeriste new-yorkaise qui y a ouvert une antenne. La métropole artistique en devenir fourmille littéralement d’artistes bourrés de talent qui ne demandent qu’à être découverts.
Horst Brandenburg est parti à la rencontre de Barbara Gladstone, après un détour par le nouveau musée Magritte.

L'art de l'illusion parfaite – la vie mouvementée de madame Tussaud
Madame Tussaud – pas un guide de Londres n’y échappe, ses statues de cire de Marie-Antoinette ou de la reine Victoria sont mythiques. L’art de Madame Tussaud est synonyme d'illusion parfaite. Mais qui était-elle au juste ? La journaliste britannique Kate Berridge, qui lui consacre une biographie passionnante, est partie sur les traces de cette illustre inconnue.
Sa vie ressemble à un conte de fée : Marie Grosholtz est née à Strasbourg en 1761. Orpheline sans le sou, elle grandit à Paris dans la maison de son oncle, un célèbre sculpteur de cire. La jeune sculptrice a du talent et de la chance, c'est ainsi qu'elle fait le portrait de Voltaire et de quelques grands aristocrates.
En 1789, Marie Tussaud connaît les terreurs de la Révolution. Elle doit, pour les Jacobins, réaliser les masques mortuaires des décapités célèbres – elle-même sauvera sa tête.
En 1802, elle part pour l'Angleterre. Sur la grève de Londres, Madame Tussaud présente une exposition itinérante de ses portraits en cire des grands du monde avant, en 1835, d'ouvrir son célèbre musée. Les visiteurs s’y pressent, encore aujourd'hui.
Manfred Heinfeldner a rencontré Kate Berridge et remonté la piste de Marie Tussaud de Strasbourg à Londres.

Lac des cygnes et Oiseau de feu – les 100 ans des Ballets russes
Ana Pavlova, George Balanchine, Igor Stravinsky : l'imprésario russe Serge Diaghilev avait le don de rassembler chaque fois de nouveaux artistes de toutes les disciplines – danseurs, chorégraphes, compositeurs – dans ses Ballets russes devenus légendaires.
Son objectif : faire connaître l'art russe dans le monde entier. Sa compagnie fut ainsi la première au XXe siècle à partir en tournée à travers l'Europe et dans le monde entier. Les chorégraphies souvent exotiques, la débauche de costumes et de décors fantastiques déclenchèrent en leur temps une véritable euphorie. Avec leurs spectacles excentriques, les Ballets russes ont ouvert la voie à la danse contemporaine.
Le célèbre ensemble a donné sa première présentation à Paris il y a 100 ans exactement, en mai 1909. Cet anniversaire est fêté tout au long de l'année en Russie et à l'étranger avec des ballets et des expositions. Verena Knümann a mené l’enquête et rencontré notamment John Neumeier, le directeur de ballets des Ballets de Hambourg.

La folie ordinaire – la dépression, nouveau buzz de la littérature contemporaine
Paranoïa, schizophrénie, addiction aux médicaments – à regarder les sorties de ce printemps, la folie et la dépression sont très tendance en ce moment. La crise touche aussi la littérature...
Le thème de la maladie n'est certes pas neuf en littérature, mais les protagonistes souffrants ne sont plus présentés comme des marginaux – être malade est bien vu.
Ainsi, dans son dernier livre, Das Glück in glücksfernen Zeiten, Wilhelm Genazino décrit presque avec humour le côté tragique de la vie. Son triste héros se voit comme un « évadé » et ce n'est qu'une fois interné en psychiatrie qu'il trouve la paix intérieure.
Le protagoniste de Lowboy de l’Austro-américain John Wray est un jeune schizophrène paranoïaque de 16 ans, qui laisse libre cours à ses fantasmes dans les tunnels et les catacombes du métro new-yorkais.
Pour son premier roman Kürzere Tage, Anna Katharina Hahn fait le récit de trois femmes au bord de la crise de nerfs et se glisse derrière les façades du Stuttgart bobo chic.
Ute Hoffarth a discuté de la folie ordinaire en littérature avec Anna Katharina Hahn, Wilhelm Genazino et John Wray.


Metropolis
samedi, 6 juin 2009 à 12:45
Pas de rediffusion
(Allemagne, 2009, 43mn)
SWR

Edité le : 14-05-09
Dernière mise à jour le : 20-05-09