Avec sa voix aussi grinçante que singulière, sa franchise sans limite et son goût immodéré pour le sexe et l'argent, Michel Houellebeq a provoqué un vent de tempête dans le monde littéraire. Après avoir publié des poèmes, un essai sur Lovecraft en 1994 et un premier roman L'extension du domaine de la lutte (1996) qui l'a fait connaître d'un plus large public, c'est surtout avec les Particules élémentaires que le phénomène Houellebecq explose. Avec l'histoire d'un chercheur en biologie menant des expériences sur le clonage, l'auteur analyse avec un regard glacial le désarroi qui ronge le monde occidental et suscite nombre de polémiques. Le monde littéraire français s'est cependant enrichi indubitablement d'une voix nouvelle et d'un auteur de best-sellers. Les Particules élémentaires s'est vendu à 500 000 exemplaires, a été traduit dans plus de trente pays.Un véritable sacre mondial. Avec son troisième roman, Plateforme dont la sortie est plus que chaotique, Houellebecq est toujours aussi acerbe. On se souvient encore des déclarations à Lire sur l'islam ("le religion la plus con", sic) qui lui vaudra un procès des plus hautes autorités musulmanes de France. En cette rentrée 2005, la superstar littéraire revient, avec un nouveau roman, La possibilité d'une île : l'histoire de Daniel, double vaguement trafiqué de l'auteur, qui gagne de l'argent et suscite des sandales médiatiques, qualifié déjà de "sublime et déchirant roman" par Les inrockuptibles.La possibilité d'une île
Le pitch ? Quel pitch ?
Il est impossible d’en dévoiler un. Le quatrième roman de Michel Houellebecq, par son ampleur, ses ambitions, sa façon bien à lui de déjouer tout pronostic, échappe à cette pratique paresseuse de la critique moderne.
Alors qu’en dire ?

Dire que les éditeurs étrangers les plus importants (États-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie, Espagne, Suède, Japon…), l’ont lu sur manuscrit et aussitôt acheté.
Dire également qu’ils n’ont pas été avares de compliments. L’un louant son humour décalé, l’autre célébrant son lyrisme, le troisième avouant à quel point il avait d’abord ri, puis frémi devant cette fresque admirablement construite, où tout est à sa place, sans effort apparent, comme soulevé par une intelligence qui lance un défi à la raison, un avertissement salutaire.
En un mot, soufflé par l’auteur lui-même : " Je crois que c’est mon meilleur livre. "






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