Mitchell Akiyama aime les théories structuralistes de Michel Foucault, la musique expérimentale de Steve Reich et l’art conceptuel de Marcel Duchamp. Inspiré par leurs travaux, il s’est emparé de quatre enregistrements au piano, les a fragmentés pour en créer huit nouvelles versions. Son dernier album est une expérience conceptuelle, à la croisée du jazz, de l’improvisation et de la musique électronique.
En écoute :
With Hope That
Il n'y a pas de silence
Fall Away
Au final, les œuvres sont très surprenantes : quand il retravaille des enregistrements originaux, Mitchell Akiyama a recours à des méthodes de remix peu orthodoxes. Le musicien expérimental, Montréalais d’adoption, a littéralement atomisé les musiques en fines particules avant de les recomposer à l’aide de logiciels informatiques. La mélodie passe à l’arrière-plan, très vaguement identifiable. Car ce qu’Akiyama adore par-dessus tout, c’est étirer un son en plainte élégiaque ou empiler des loops jusqu’à ne plus entendre qu’un vrombissement. En fait, Akiyama a étudié l’écriture et la littérature, avant de se vouer à des études interdisciplinaires. C’est alors qu’il a commencé à s’intéresser aux théories de l’esthétique. Il est aujourd’hui un compositeur de musique électronique et vidéaste reconnu pour ses créations musicales, dont la forme et la signification résultent de la combinaison d’éléments disparates et fragmentaires visant à déstabiliser des modèles établis.
Matthias Schneider
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Mitchell Akiyama
If Night Is A Weed And Day Grows Less
Sub Rosa / A-Musik / Motchi Motchi
www.intr-version.com
www.subrosa.net







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