Les infrastructures
Inutile de tourner autour du pot : Montréal accueille le plus grand festival de jazz au monde et c’est le Guiness World Records qui le dit. Rien que les chiffres donnent le tournis : 2,5 millions de visiteurs, 650 concerts dont plus de la moitié gratuits, 400 journalistes accrédités. Et tout ça en 11 jours.Il faut bien l’avouer : le festival ne lésine pas sur les infrastructures. Ici, tout se déroule en hyper centre. Pas de chapiteaux bourrés de festivaliers suffocants, ni de scènes improvisées sur la place du village comme chez les cousins de la vieille Europe. À Montréal, 10 salles dont les capacités d’accueil varient de 120 à 3000 places sont entièrement dédiées au jazz - sans compter les 9 scènes en plein air! Du club ultra-branché au grand auditorium en passant par le cabaret, tout est envisageable et en plus, petit détail non négligeable, presque toutes les salles se trouvent dans la même rue. Résultat : pas de stress chez les festivaliers (on arrive toujours à l’heure), ni du côté des organisateurs (les concerts affichent-presque-toujours complet) et une acoustique impeccable.
La programmation

Et dès le 1er Juillet sur francemusique.com son blog, depuis Montréal intitulé "le blog d'Alex Dutilh".

Concrètement, en trois décennies, Montréal s'est offert le luxe de faire venir des artistes de renom (toutes catégories confondues) comme Ray Charles, Ella Fitzgerald, Sting, Jamie Cullum, Youssou N’Dour ou encore Stevie Wonder. Tout en invitant de jeunes premiers aujourd'hui devenus grands : "En 2008, le pianiste Yaron Herman, dont on est familier en France, avait fortement marqué le public nord-américain, tout comme son confrère Marc Cary ; et les prestations de Melody Gardot dans la bonbonnière du Théâtre du Nouveau Monde avaient été LA révélation".
L’édition 2010
Rien que dans la deuxième semaine, le festival propose cette année Keith Jarrett en trio, une carte blanche à Robert Glasper et une soirée avec le vétéran Allen Toussaint.Côté voix, le choix est aussi éclectique que novateur : "de Youn Sun Nah ou José James à Gretchen Parlato ou Sophie Hunger, on a cette année un panel particulièrement ouvert sur les « nouveaux talents ». C’est moins le cas sur les instrumentistes, davantage « confirmés » commente Alex Dutilh. Et d’ajouter « Cindy Lauper, Daniel lanois, Guru, Keith Jarrett, Manhattan Transfer, Sonny Rollins, Herbie Hancock, Harry Connick Jr… Il y a du lourd, aucun autre festival n’en a autant !"
L’Europe à la traîne.
Seul petit regret : la présence, disons discrète, des artistes européens. "Le jazz européen est présent mais très minoritaire, explique Alex Dutilh avant de préciser, Daniel Mille, Paolo Fresu, Nils-Petter Molvaer, Manu katché, Sylvain Luc, c’est manifestement passer à côté du formidable dynamisme de la scène berlinoise, scandinave, de la diversité du jazz en France, du boom des collectifs londoniens, de la scène barcelonaise…"Les raisons à cela ? Surtout économiques d'après le journaliste : "leur programmation ou pas en Amérique du Nord prend en compte un coût des voyages accru. Des aides publiques existent, mais elles sont adossées à des tournées, pas à des « one shot », fusse dans le festival le plus prestigieux. Il y a donc un handicap économique concernant un festival nord-américain pour qui le contexte de « music business » est primordial."
Festival
Le festival de Jazz de Montréaldu 25 juin au 06 juillet 2010
A Montréal et sur notre site







Envoyer à un ami
RSS
Facebook
Twitter