Serveuse au CBGB's en 76, Lydia observe la naissance du punk américain. Elle monte son premier groupe avec son petit ami de l'époque, un certain James Chance. En trois riffs lancinants, Teenage Jesus and the Jerks s'impose dans la scène post-punk de New York avec un son qui ne ressemble à aucun autre.
De 76 à 79, toute la carrière de Teenage Jesus ne tient que sur dix-huit minutes mais impose Lydia Lunch comme l'égérie de la no wave new-yorkaise. En solo dès 79, elle se lance dans le Spoken Word.
"La raison pour laquelle j’ai commencé à faire des films, c’était pour montrer la pornographie de la réalité. Et une certaine mentalité par rapport à une certaine sexualité. Parce que ça n’avait été expliqué nulle part, ni en littérature, ni au cinéma." dit-elle.
En 83, Lydia devient la muse du pape du "cinéma de la transgression", Richard Kern. Ici, dans "The Right Side Of My Brain", elle raconte la violence conjugale avec son amoureux de l’époque, le punk costaud Henry Rollins !
Les expériences de Lydia Lunch ont influencé une génération entière de musiciens. En 84, l'un de ses plus grands fans, Thurston Moore, le fondateur de Sonic Youth, lui demande de participer à ce morceau, Death Valley 69.
Quelques années plus tard, elle chantera en duo avec son ancien lover Henri Rollins ou avec Nick Cave. En 2009, la no wave new-yorkaise, loin d'être une aventure musicale nihiliste et sans lendemain, n'en finit plus d'être recyclée.
INFOS
Livre
"Paradoxia, Journal d'une prédatrice" de Lydia Lunchaux éditions Le Serpent à Plumes, 1999
DVD
- "Llik your Idols" d’Angélique Bosio
chez le Chat qui fume
- "Hardcore Extended" de Richard Kern
chez le Chat qui fume
LIENS
Site officiel de Lydia LunchLydia Lunch sur Myspace









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