Tracks l'a rencontré à Berlin, où il présentait son dernier roman "Juliet, naked". Comme toujours, chez Nick Hornby, il est question de musique. Depuis "High Fidelity", il est considéré comme LE grand écrivain de la culture pop. Pour “Juliet Naked“, son intention première était aussi de parler de musique mais "c'est devenu un roman sur la vieillesse et les vies gâchées", dit-il.
Les protagonistes : un songwriter célèbre et misanthrope, son plus grand admirateur et la petite amie de celui-ci. Elle s’appelle Annie. Sa vie ressemble à celle de beaucoup de gens de plus 35 ans. Elle vit avec un homme qu’elle n’aime pas vraiment et fait un métier qui ne lui plaît qu’à moitié. Une situation dans laquelle elle se complaît, par paresse. Avec une justesse remarquable, Hornby évoque les problèmes d’une génération qui n’a plus besoin de devenir adulte, et qui passe à côté de sa vie.
L’un des personnages récurrents de Nick Hornby est ce que les Anglais appellent le « slacker » : l’ado attardé, le pubertaire de quarante ans, les femmes comme Annie, pour lesquelles l’horloge biologique est une sonnette d’alarme qui met un terme brutal à une vie insouciante d’éternelle étudiante.
Nick Hornby : "Les générations précédentes n'avaient pas à prendre autant de décisions. On commençait à travailler à 20 ans, on se mariait à 23/24 ans et on avait des enfants tout de suite. Mais le monde est devenu plus compliqué, pour les hommes comme pour les femmes. Ce n'est une surprise pour personne, aujourd'hui les femmes ne veulent pas avoir d'enfants tout de suite, elles veulent d'abord assurer leur carrière professionnelle. Pendant toute cette période, on n'attend plus des hommes qu'ils soient l'unique soutien financier du couple, comme avant. Par ailleurs, on n'est plus tenu de porter les attributs de l'âge adulte, de s'habiller d'une certaine façon."
Nouveau roman
"Juliet, naked" de Nich Hornbyà paraître aux Éditions 10/18 en mai prochain







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