Pour les dix ans de Tracks, choisissez vos reportages préférés!Depuis ses origines, le taggueur n’a qu’une idée en tête : que sa signature soit vue par le plus grand nombre. Les murs, les métros ou les camions ont fait les frais de cette course à la surexposition. De Paris à Sao Paulo, Psy et Toam, Bad News et les Pixador nous présentent leur art.
Psy et Toam
Ils écrasent la concurrence. Avec leur tag de 4 mètres de haut réalisé en une poignée de secondes, Psy et Toam dépassent les limites. Formé à New York il y a quelques années, le duo est l’un des rares à maîtriser cette technique radicale : le tracé des lettres est approximatif mais la visibilité maximum. Une de leurs cibles : un des immenses murs qui ceinturent le périphérique parisien. Psy et Toam tagguent à l’extincteur qu’ils utilisent comme un aérosol. L'eau est remplacée par de l'encre ou de la peinture. Un cap ou capuchon est rajouté pour obtenir un trait surdimensionné."Plus personnes ne fait ses markers, plus personne fait aucune recherche sur quoi que se soit, ce qui fait que tout le monde fait les mêmes tags et tout le monde peut avoir les mêmes effets."
Bad News
Bad News, lui, a choisi un support original et a décidé de faire voyager son tag à prix d’or : sur le dos des billets de banque. Une pratique qui s’attaque à un sujet tabou, l’argent. La loi est intraitable en matière de falsification de monnaie."Tagger sur les billets, c'est vraiment une symbolique forte, c'est tagger directement sur le porte-monnaie des gens, donc déja toucher à ce qui est le plus important pour tous les gens, et en plus c'est tagger directement sur l'Etat. C'est comme si je faisais un tag sur un ministère, sauf que là j'ai aucun risque je le fais chez moi."
Les PixadorMais dans cette surenchère du tag extrême, les premiers de cordée du graffiti brésilien tiennent le haut du pavé. A São Paulo, les "pixador" (graffers) ont développé leur propre alphabet, proche de celui des gangs latinos qui sévissent à Los Angeles. Un gang s’attaque aux immeubles de la ville avec une prédilection pour les endroits les plus inaccessibles. Ces alpinistes tagueurs escaladent les façades des buildings, quitte à prendre des risques inconsidérés en ayant recours à l’échelle humaine. Une technique dangereuse dont ils sont les spécialistes.
Liens>> Les pixadores - une galérie photos
>> La décharge, un jeu en ligne pour faire des graffitis
>> Art Crimes - The Writing on the Wall (site avec photos de graffitis des villes du monde entier)







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