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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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08/02/12

Nuits berlinoises

A Berlin, les cultures underground dérangent. Des milliers de fêtards manifestent contre l’extinction des boîtes de nuit.

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Mais même à Berlin, les espaces concédés à la marginalité se rétrécissent. Les caisses sont vides. Avec près de 60 milliards d’euros de dettes, la capitale allemande est l’un des Land les plus endettés d’Allemagne. Pour redresser la barre, il faut attirer des investisseurs. Mais ceux-ci veulent des espaces propres et bien situés. Les contrats de locations sont dénoncés, le droit du bail commercial se renforce. En juillet 2009, des gérants de boîtes de nuit, des DJs et des fêtards sont venus manifester dans Berlin pour demander la préservation de la fameuse night-life berlinoise à Klaus Wowereit, le maire de la ville.

Garen a 29 ans, il est arménien. Il vit depuis deux ans dans un 5 pièces à Berlin-Kreuzberg. Il est le gérant d’un bar à champagne. Pour aller travailler, il n’a pas trop de trajet. Son bar se trouve dans son salon. Il n’ouvre que lorsqu’il a envie de travailler et communique ses horaires d’ouverture par MySpace ou newsletter. "Il s'agit de savoir ce que l'on veut faire. A Berlin, on peut faire ce que l'on veut. Dans d'autres villes, il faut chercher longtemps, il faut bosser dur pour y arriver, il faut déjà avoir réussi, être riche et célèbre. A Berlin, on n'a pas besoin de tout ça. On fait ce qu'on aime, un point c'est tout." Sa déco est composée d’objets hétéroclites, glanés chez ses copains. Sa boisson principale est le Cava, un vin mousseux espagnol qu’il fait venir des environs de Barcelone. Depuis peu, il a obtenu une licence pour servir des boissons alcoolisées.

Le bar à after le plus connu de la ville : le bar25. On y vient exprès de Londres, de Paris et de Madrid pour y faire la fête non-stop de vendredi jusqu’au dimanche. Les Berlinois, eux, restent parfois jusqu’au mardi après-midi. Malgré leur bonne humeur, les fêtards sont inquiets. Beaucoup de clubs se succèdent ce qui est normal pour Berlin. Mais actuellement beaucoup de boîtes réputées pour leurs afters sont obligées de fermer boutique.

Reimund est propriétaire et gérant du Golden Gate, l’un des derniers clubs du quartier de Mitte encore épargnés par le renforcement de la législation : "Berlin a longtemps été une terre d’asile où venaient se réfugier tous ceux qui sont un peu différents. Ça se répercute sur la manière de sortir des gens. Déjà, les Berlinois sortent énormément et puis ils s’identifient aux lieux dans lesquels ils sortent. Ils adorent « leur » club par exemple. Pour eux, ça devient presque une philosophie, une façon de voir le monde." D'autres, comme Micha, reconquièrent l'espace public en organisant des fêtes illégales dans des agences bancaires, des passages souterrains et des maisons en démolition. Le lieu de la fête n'est divulgué qu’à la dernière minute sur MySpace et par message codé. Car la police est abonnée à la plupart des newsletters.

Ce frisson de l'interdit risque pourtant de devenir de plus en plus rare. Le centre de Berlin est en plein relooking, et il faut souvent se rabattre sur les quartiers périphériques pour pouvoir faire la fête. La municipalité a besoin de sites propres et tranquilles pour les futurs investisseurs...

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Trackslist


Shadow Dancer : Drivetime
Rampa: Tanz Auf Mir
Art Bleek: Minus 5
Rampa: Katze
Der Dritte Raum: Swing Bop
Moonbeam: Otaria Ursina
Rampa: Soft Pink Skin
&Me: F.I.R.
Alexander Green : No Future

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vendredi, 4 septembre 2009 à 23:15
Pas de rediffusion
(Allemagne, 2009, 52mn)
WDR

Edité le : 03-09-09
Dernière mise à jour le : 08-02-12