Diên Biên Phu
Nishijima (Daisuke)
Kana (coll. Made in) / 12.50 €
Au Vietnam, un photographe de 17 ans survit à plusieurs reprises à une attaque d’une super-combattante viet-cong. Soupçonné d’être un espion, il s’engage dans la jungle à sa recherche, armé de son appareil photo.
« Dans de nombreux cas, il ne faut pas croire aux « vraies histoires de guerre ». Si vous y croyez, soyez sceptique. C’est une question de crédibilité. Souvent des trucs insensés sont vrais et pas les trucs normaux, parce que les trucs normaux sont nécessaires pour pouvoir se représenter la folie vraiment inconcevable. » On saisit dès ce préambule l’ambition modeste de Nishijima, celle de se livrer non pas à une retranscription réaliste de la guerre du Vietnam mais d’en livrer une vision fantasmée, détournée pour tenter d’en évoquer l’horreur, qu’il n’a pourtant lui-même jamais connue. Du coup, il s’éprend de jouer sur l’imagerie de cette guerre sans soucis de crédibilité en se contentant de décliner des personnages « type », le reporter aventurier, le militaire sadique, le baroudeur pacifiste qui vont se croiser et discourir. Malheureusement les bonnes intentions ne suffisent pas à faire les grandes œuvres et force est de reconnaître que l’intérêt de la démarche s’émousse vite autant par des lacunes de narration que par le peu d’épaisseur des personnages. Quant aux dialogues, on a l’impression d’avoir à faire à un «cut» de citations, un collage maladroit de réparties sans vraiment de liant entre elles et surtout déjà entendues dans de nombreux films faits sur le sujet. Ce supposé plaidoyer se dilue page après page dans les eaux boueuses des rizières même si le traitement graphique particulier, minimaliste et géométrique, vaut le coup d’œil.
Dernier soupir (série en cours au Japon, deux tomes parus)
Mari Okazaki, Nobuyuki Isshiki
Delcourt-Akata / 7, 95€
Deux âmes en peine s’offrent un moment d’éternité peu après s’être rencontrées dans un love hotel. L’homme ignore que la jeune femme vit ses dernières heures égrenant mentalement, entre deux extases, le temps qui la sépare encore de son suicide. Quelque temps plus tard des amis de la défunte veulent comprendre son geste et partent à la rencontre de l’inconnu qui a partagé ses derniers instants.
Figure de prou du josei, la BD pour jeunes femmes, Mari Okazaki va là où on ne l’attend pas remisant les histoires sentimentalo-professionnelles compliquées d’employées de bureau romantiques, pour mettre en image un texte polisson de l’écrivain Nobuyuki Isshiki. Passé la surprise et la curiosité, on s’aperçoit vite que Okazaki n’est pas vraiment à l’aise avec son sujet, non pas tant dans la réalisation des scènes « explicites » qui bénéficient de son découpage soigné et de cadrages « embarqués » troublants, que dans le simple déroulement du récit. La pression éditoriale passant certainement par là, la dessinatrice semble en effet vouer à étendre inconsidérément les séquences émoustillantes au détriment de l’ensemble du manga et de son enjeu narratif de départ qui s’annonçait pourtant autrement plutôt ambitieux. Devenu accessoire pour le lecteur comme pour la dessinatrice, l’intrigue fait place à des scènes artificiellement reliées et ce qui s’annonçait comme un bon coup (éditorial) déçoit.
La montagne magique
Taniguchi (Jirô)
Casterman / 13,75 €
Alors que leur mère est hospitalisée pour une lourde opération, deux enfants font un pacte avec une curieuse salamandre. S’il parvienne à la ramener au cœur de la montagne magique, elle exaucera leur vœu le plus précieux, guérir leur maman.
Avec La montagne magique, Taniguchi réalise l’un de ses rêves de mangaka, concevoir une « vraie » bande dessinée, une histoire tout en couleur, sur beau papier, et éditée dans un format franco-belge. Un défi pas si compliqué que cela pour celui qui passe pour le plus occidental des mangakas. Nécessairement plus ramassée, l’histoire qui s’étend sur une soixantaine de pages conserve néanmoins la touche propre à l’auteur avec cette prééminence donnée aux décors porteurs moins d’ambiance que d’émotions qui viennent en écho aux tourments intérieurs des personnages. En outre, le dessin du mangaka ne perd rien au passage à la couleur, les coloristes aguerris Walter et Yuka (travaillant entre autres pour Trondheim, Sfar et consorts…) parvenant à saisir et restituer la luminosité particulière du travail de Taniguchi en remplaçant avantageusement ses subtils effets de trames. Sans avoir la force d’un Quartier lointain, La montagne magique avec son récit très simple croisant fantastique et quotidien joue sur les ressorts d’un conte et exhale chez le lecteur une fois tournée la dernière page, une douce sérénité.
Yapou : bétail humain t.1 (série en cours au Japon)
Egawa (Tatsuya) d’après Numa Shôzô
Kami/ 14,90 €
Dans les années 60 en Allemagne de l’ouest, une riche héritière et un brillant étudiant japonais fraîchement fiancés devisent tranquillement sur l’art de dresser les chiens quand un OVNI se crashe au sol. A bord, les deux tourtereaux découvrent une extraterrestre à demi inconsciente et à demi nue. Tandis qu’elle explique rougissante les raisons de son accident, un malentendu s’installe dont le jeune homme va bientôt faire les frais à coups de talons aiguilles…
Récit de S.F. écrit en 1957 pour Kitan Club (une revue « pour pervers »), Yapou prospecte un futur où les Japonais n’existent plus en tant que peuple ni même en tant qu’humains. Réduits au rang de simples matières premières, ils sont transformés et modifiés en vue de devenir des « yapous », des créatures sans conscience, conçues uniquement pour satisfaire certains besoins de leurs riches maîtresses à savoir servir de repose-pieds mais aussi à l’occasion… de sex-toys vivants. Derrière l’incongruité du propos, le mangaka reprend à son compte le trauma de la société nippone sous la forme d’une allégorie burlesque qui ironise sur le complexe d’infériorité et la culpabilité d’un pays dont les valeurs ont été soufflées par le militarisme aveugle des années 30/40 puis par la domination américaine. En somme le provocant Numa tourne en ridicule ce masochisme immanent et cette culture de la punition japonaise qui ne servirait qu’à engendrer des êtres dociles et corvéables à loisir. Partant de là, pourquoi ne pas les asservir pour en faire des objets sexuels sages et soumis ? Dessinée sans grand génie par Egawa, cette fantasmagorie sur laquelle plane l’ombre infernale de Sade et Sacher-Masoch conserve néanmoins toute sa force pamphlétaire malgré, il faut bien l’avouer, une bonne louchée de mauvais goût. Sorte de Barbarella flagellatoire et malsain, il donne aussi le beau rôle au beau sexe qui tient, au propre comme au figuré, la baguette, ou plus exactement, la cravache. Au fond de lui, c’est sûr, Numa cache un grand féministe…
Les amours de Taneko suivi de «Vengeance»
Abe Shinichi
Seuil (coll. Mangaself) / 19 €
Taneko est vierge. Elle a un petit ami mais est troublée par un mangaka marié qui fréquente sa grande sœur… La seconde histoire est celle d’un couple d’amoureux victime d’une terrible agression. Le frère de la victime propose à la femme, violée, de ce dernier de la venger non sans arrière-pensées.
Comme Oji Suzuki ou Tsuge Yoshiharu, Abe Shinichi fait partie d’une petite communauté de dessinateurs qui se sont positionnés radicalement aux antipodes de la production commerciale du manga des années 70. Trouvant dans la revue Garô un terrain propice à l’expérimentation, Abe creuse une approche inédite du medium dans ces deux premiers récits, âpres, sans concessions, sordides par certains côtés, mais aussi touchants par leur sincérité. A mi-chemin de l’autofiction (la propre femme de Abe est représentée) et de l’onirisme, ce manga explore différentes facettes des fantasmes érotiques de Abe, à travers un processus qui semble vouloir déconstruire la mécanique de la séduction amoureuse, délestée ici de tout romantisme. Débutant classiquement, la narration tend à s’éclipser devant des scénettes décousues ambivalentes où les corps sont comme suppliciés, où les regards se figent et ou les ouvertures du corps masquées sous une couche épaisse de noir évoquent des gouffres béants et quelque part le néant. Dans ce ballet de corps distordus et tendus rendu par un dessin constamment guetté par la rature, les dialogues viennent ajouter à cette impression de vide, d’incommunicabilité. Difficile d’accès, comme les œuvres Oji Suzuki, Abe va au bout de ses obsessions morbides et de son fatalisme sans se soucier d’être suivi par son lecteur. Là est toute la préciosité de sa démarche. Parfois aussi sa limite.
Helter-Skelter
Kyôko Okazaki
Sakka Auteurs / 12,95 €
Mannequin vedette à la plastique sidérante, Lili se comporte comme une diva hautaine et méprisante subjuguant la foule de ses admirateurs par son aura et son magnétisme incandescents. Mais bientôt sa confiance se fendille quand des rumeurs récurrentes viennent à circuler sur l’origine de sa singulière beauté attisant peu à peu la paranoïa de celle qui a tout sacrifié pour toucher, ne serait-ce qu’un instant, la gloire.
Clin d’œil à l’un des morceaux les frénétiques et quasi-punk des Beatles, à moins qu’il ne soit une manière de signifier la chute d’une starlette sombrant dans un gouffre sans fond, Helter-Skelter (toboggan en anglais) se pose une nouvelle fois comme une satire vitriolée de la société contemporaine vue à travers le destin d’une femme pas tout à fait comme les autres. Poussant d’un cran la thématique de Pink, où une jeune fille tentait d’émoustiller tant bien que mal sa morne vie d’office lady en se prostituant, Helter-Skelter nous présente un être exceptionnel prêt à tout pour mettre à sa botte la société du paraître qui l’entoure et en devenir la plus pure incarnation. Mais comment rester la reine d’un monde soumis à la dictature de la jeunesse, de la mode et de l’éphémère quand on sait que le temps joue immanquablement contre soi ?
Biopic fantasmé qui vire presque au thriller fantastique, Helter-Skelter surprend plus d’une fois et ne tient souvent que par le talent de Okazaki a rendre crédible les situations les plus glaçantes qui vont au bout des névroses de Lili, vue tour à tour comme une dominatrice perverse et sadique vampirisant son entourage ou comme une petite fille perdue, fragile et cruellement seule. Loin des shôjôs sucrés, Okazaki donne à son héroïne un visage trouble à la fois glamour, révulsant puis finalement pathétique dans son statut d’idole superficielle d’un monde qui l’est encore plus. Sombre, très sombre, Helter-Skelter l’est assurément. Pourtant, c’est bien à une renaissance que l’on assiste dans les dernières pages du volume avec une fin ouverte laissant présager une suite d’une teneur radicalement différente. Et que l’on ne verra probablement jamais. La faute à un accident de voiture provoqué par un conducteur ivre qui empêche encore aujourd’hui Kyôko Okazaki d’exercer son métier. Pour ce volume retravaillé spécialement pour l’édition japonaise, l’auteur et sa famille ont fait appel à l’une de ses anciennes assistantes pour finaliser ses planches, Mayoco Anno, devenue un auteur phare de la BD pour femme et pour qui Okazaki, par ses audaces, a ouvert la voie.
Doraemon (2 tomes parus, série en 45 volumes)Fujiko F. Fujio
Kana / 5, 95 €
Venu d’un lointain futur, Doraemon, le chat-robot a la lourde tâche de s’occuper du petit Nobita, un collégien pas très malin ni très travailleur qui s’apprête à mener une existence grandiose de raté jusqu’à endetter sa famille sur des générations. Le matou ne se doute pas du périlleux challenge qui l’attend…
En France, Doraemon fait figure un peu d’arlésienne du manga. Maintes fois annoncée, maintes fois reportée, cette série culte débarque enfin dans les rayonnages. Avec près de 100 millions d’exemplaires écoulés au Japon et plus de 1000 histoires au compteur, Doraemon cumule les records et constitue l’une des franchises les plus « bankable » de la BD japonaise. Conçue à quatre mains par deux dessinateurs signant conjointement sous le pseudo de Fujiko F Fujio, le titre est né au début des années 70 et ne s’achèvera qu’en 1996, ce qui dans la configuration du marché nippon est une curiosité en soi. Un phénomène que l’on peut expliquer par la spontanéité et l’inventivité de ces récits qui, plus de trente ans après leur réalisation, n’ont pas pris une ride. Le dessin rond et passe-partout des auteurs porte des petites histoires crétines en diable bâties sur le même modèle, mais jamais monotones grâce à la débauche d’idées et de situations délirantes usinées par le duo. Ainsi dans l’univers de Doraemon, tout est simple et à chaque problème sa solution, laquelle peut reposer sur une improbable flûte à compliments, une crème à l’envers, un criquet à aveux, une lampe magique ou (classiquement) une machine à remonter le temps. Autant d’instruments dénichés par le chat machine pour veiller sur l’irrécupérable gaffeur Nobita. Léger et d’une fraîcheur roborative, Doraemon s’affirme comme un cousin lointain de feu Pif-Gadget, en dix fois plus fou et rigolo.
L’âme du Kyudo
Hirata (Hiroshi)
Delcourt Akata / 19,90 €
Kenza, un jeune samouraï de basse caste consacre sa vie à battre le record du Tôshi-ya, une épreuve devenue mythique dans tout le Japon réunissant les meilleurs archers du pays dont le principe est de faire passer le plus de flèches possibles sous le auvent d’un temple de Kyoto en vingt-quatre heures. Parviendra-t-il à établir un nouveau record et faire la fierté de son fief ?
Dans ce superbe volume qui bénéficie d’un travail éditorial à la mesure du talent de Hirata (beau papier, nettoyage des planches, appareil critique conséquent), on retrouve portés à leur quintessence les grands thèmes de ce maître du gekiga révélé en France avec le prodigieux Satsuma (Delcourt). Reprenant le ressort narratif des shônen de sport, le dépassement de soi ou nekketsu, l’auteur transcende son sujet évoquant à travers le destin individuel de Kenza toute une société, celle du Japon du XVIIè, soumise à une rivalité larvée entre clans et fiefs, mus par une quête de prestige, d’honneur, de pouvoir. Fort d’un gros travail de documentation qui n’étouffe pas le récit, il nous fait ressentir l’histoire collective d’un pays s’engageant lentement vers la voie de l’unification. Cassant les normes, il se permet par ailleurs des envolées toute personnelles à la faveur d’une hallucination quasi-psychédélique de Kenza qui court sur tout un chapitre. Œuvre dense qui tend pourtant à l’épure, L’âme de Kyudo est enfin une belle allégorie du travail laborieux de mangaka condamné comme l’archer Kenza, à améliorer sans fin son art, modestement, sans peut-être jamais avoir la possibilité de connaître au bout une juste reconnaissance. Ce n’est plus le cas de Hirata qui est depuis longtemps considéré comme l’un des maîtres du gekiga et qui fut célébré à ce titre lors du dernier festival de BD d’Amiens. Sur place nos amis de Du9 ont d’ailleurs rencontré ce monument du gekiga historique, habillé comme il se doit en vénérable samouraï. Rendez-vous ici.
Toujours le poing levé, Ki-itchi vient jeter à la face de la société toute sa haine devant les compromissions et les petits arrangements sous lesquels couvent l’injustice. Installé devant la Diète, le parlement nippon, il s’apprête à dénoncer le scandale pédophile qui mouille des parlementaires. Découpage haché, dessin âpre, réflexion sur le pouvoir, sa légitimité, et sensationnalisme des médias, ce manga brûlot pose les questions qui fâchent. Ce faisant, ils offrent autant matière à réflexion qu’à rébellion. Une des séries fétiches de Mang’Arte. (Delcourt, 7,50 €)Du côté de DeathNote (déjà 6 tomes parus), L semble se résigner à lâcher la bride à Light quand de nouveaux soupçons se portent sur les têtes dirigeantes d’un trust brouillant un peu plus cette partie de jeu de dupe déjà passablement compliquée. Série tirée par les cheveux, mais à l’image de l’idole Misa, toujours bien fichue. (Kana, 5,95 €)
Sumire séparée de son ami cabotin parti danser en Belgique s’apprête à prendre la décision la plus difficile de sa vie. Va-t-elle sacrifier son boulot pour vivre à plein son amour ? Pas chien, Momo laisse sa dulcinée décider. Yayoï Ogawa manie à présent parfaitement la recette de sa comédie romantique, c’est sans surprise mais on s’amuse de voir la vision exotique et terriiiiiiiblement romantique que porte la dessinatrice sur la patrie de Milou. Kimi wa Pet t.13 (Kurokawa, 6.50 €) .
Il est gringalet, se fait embêter par des voyous et se découvre des talents de boxeur. La baston, école de la vie, voilà le sujet de ce manga de sport aussi surprenant qu’une victoire par K.O. de Rocky Balboa. Ippo (déjà trois volumes parus chez Kurokawa, 5.95€)
Conclusion décevante en revanche pour le Garçon du train, qui après l’accroche du premier tome se contente de suivre les rails sans surprise. Un volume aurait été amplement suffisant pour conter cette amourette pantouflarde dont le roulis monotone fait sombrer doucement dans l’ennui les sans-cœur que nous sommes. (Kurokawa, 6,90€).La BD chinoise est encore jeune. C’est autant une qualité qu’un défaut, et d’un auteur à l’autre, on ne sait trop sur quoi l’on va tomber tant les styles, les influences, les modèles semblent variés d’un auteur à l’autre.
Dans l’explicite Sombre futur, Zhang Xiaoyu nous livre une vision apocalyptique de l’humanité entre Mad Max et Ken le survivant, avec planète transformée en désert, oasis mythique et homme providentiel qui vient porter l’espoir de lendemains qui chantonnent. Rien de bien neuf donc si ce n’est l’exotisme dans le dessin manga-comics un peu rétro de l’auteur, ce qui ne doit pas vous empêcher de lire notre interview avec l’homme qui voue un culte à Don Lawrence ce qui, pour le coup, peut vraiment faire froid dans le dos… (Xiao Pan, 7,50€)
Encore du kitsch, tendance rococo orientalisant avec Le pavillon de l’Aile Ouest, conte sucré adapté d’un classique du théâtre chinois porté par des dessins digitaux maniérés qui veulent en mettre un peu trop plein la vue. Passion torturée et grands sentiments assurent un spectacle millimétré pour satisfaire la branche des lectrices de 12 à 14 ans. De belles images viennent conclure le recueil pour continuer à faire rêver les jeunes filles en fleur. (XiaoPan, 12,50 €)
En Corée du sud, les amoureux se posent toujours de grandes questions sur la vie et le temps qui passe en se serrant tendrement sous un abribus et en regardant le ciel étoilé. Rien que pour cette scène qui fait mouiller les yeux, il faut absolument lire le tome 3 de Catsby, une série qui a créé l’évènement en Corée et lancé la carrière du jeune Doha devenu un peu le porte-parole de la jeunesse de son pays. (Hanguk, 12,75€).On termine ce Mang’actu avec l’indétrônable Tezuka et ses Histoires pour tous (Delcourt, 7,95€) dont le tome 7 offre ce concentré de fantaisies et d’humanisme qui anime toute la carrière du Sensei. On y parle de la révolte des esprits de la forêt qui n’ont pas dit leur dernier mot face à l’urbanisme galopant des années 70, d’un tambour familial reliant les générations et d’un gamin des rues impudent qui perturbe un jeune Tezuka en plein travail. C’est drôle, c’est fin, c’est inventif, c’est Tezuka.
Et puis comme toujours, on suivra avec attention l’impétueux Kitarô dont le troisième tome des aventures horrifico-comiques vient de sortir chez Cornélius. C’est drôle, c’est fin, c’est inventif, c’est… Mizuki !
C’est tout pour ce mois-ci,
Mata ne !
Nicolas Trespallé






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