(Allemagne/Espagne, 2004, 1h26mn, VOSTF)
Scénario : Hannes Stöhr
Avec : Megan Gay (Kate), Ludmila Tsvetkova (Elena), Florian Lukas (Rokko), Erdal Yildiz (Celal), Miguel de Lira (le sergent Barreira), Peter Scherer (Gabor), Boris Arquier (Claude), Rachida Brakni (Rachida)
Image : Florian Hoffmeister
Montage : Anne Fabini
Son : Frank Kruse
Musique : Florian Appl
Coproduction : ZDF, ARTE, Moneypenny Filmproduktion, Filmanova, Filmanova Invest, Workshop, Televisión de Galicia S.A.
Sélection officielle, Berlinale 2005
À Moscou, la finale de la Ligue des champions va opposer le Galatasaray d’Istanbul au Deportivo de La Corogne. Alors que les supporters chauffés à blanc emplissent le stade et que les téléspectateurs de toute l’Europe se calent devant leur poste, Kate, une voyageuse anglaise, se fait agresser et dépouiller dans une arrière-cour de la capitale russe. Heureusement qu’Elena, une retraitée, l’accompagne. Aucune des deux ne parle la langue de l’autre mais elles se comprennent parfaitement. La milice, elle, a fort à faire avec les hooligans des deux bords. Et le Deportivo vient de marquer un premier but. À Istanbul, Rokko le Berlinois a imaginé une petite escroquerie à l’assurance pour financer ses vacances en Turquie, en se prétendant victime d’une agression. Mais la police locale a des doutes. Entre-temps, à Moscou, le Galatasaray a égalisé, et Istanbul s’embrase devant la télévision. À Saint-Jacques-de-Compostelle, c’est un Hongrois qui se trouve aux prises avec des voleurs puis la police, tandis qu’à Berlin, un jeune couple français échafaude une autre combine à l’assurance. Pendant ce temps, on joue les prolongations avant l’épreuve des tirs au but… Un tour d’Europe en 90 minutes
Un tour d’Europe en 90 minutes de match – et de pellicule. C’est le pari de cette joyeuse et subtile variation sur les clichés nationaux et sportifs, qui rend aussi hommage à la richesse des cultures européennes, au baragouin sans frontières et à l’amour du football. Aux prises avec les autochtones, les barrières linguistiques et les polices locales, les héros ordinaires de One day in Europe réinventent en quatre villes et quatre histoires de vol une identité cosmopolite, soudée par la fièvre du foot. Bien écrit, plein d’humour et très joliment joué, le deuxième film de Hannes Stöhr (après Berlin is in Germany, Prix du public à la Berlinale 2001) est sorti en salles en Allemagne.






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