La dimension culturelle n'a pas été oubliée : mardi 2 mars, Nicolas Sarkozy et son homologue russe ont donné le coup d'envoi de l'année de la Russie en France avec l'inauguration de la grande exposition "Sainte Russie" au musée du Louvre. C'est l'un des événements-phares de l'Année croisée France-Russie. Une très belle exposition qui met en perspective l'art russe ancien dans l'histoire de la Russie chrétienne, du IXe au XVIIIe siècle.
Symbole du rapprochement tant économique, politique que culturel entre Paris et Moscou, l'année croisée de la Russie en France, suscite aussi la polémique. Intellectuels, artistes, journalistes et défenseurs des Droits de l'Homme, russes comme français, déplorent le fait qu'un certain nombre de questions cruciales, comme la liberté d'expression en Russie, la situation dans le Caucase, les violations des Droits de l'Homme, ne seront pas abordées au niveau officiel pendant cette année France-Russie. C'est pourquoi ils ont créé le "Collectif du off de l'année France-Russie", une manifestation qui a choisi de donner la parole à la société civile française comme russe. A l'occasion de cette contre-manifestation, la situation des artistes et des spécialistes de l'art contemporain, comme l'ancien conservateur de la galerie Tretiakov, Andréï Erofeïev sera largement évoquée. Car aujourd'hui en Russie, non seulement l'art contemporain est rejeté par le grand public mais il déclenche les foudres des milieux traditionalistes et de l'église orthodoxe russe. Et les conséquences pour les artistes et ceux qui les exposent sont de plus en plus lourdes...
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Reportages exclusifs pour le web
Interview de Galia Ackermann, journaliste, essayiste, spécialiste du monde russe et post-soviétique.
Interview d'Andréï Erofeïev, collectionneur d'art contemporain Andréï Erofeïev, jugé pour avoir organisé une exposition trop subversive l'église orthodoxe russe.
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