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Exaspéré par les lenteurs administratives de son projet de musée sur l'île Séguin, François Pinault, grand amateur d'art, à préféré s'offrir le Palazzo Grassi à Venise. Ouverture publique du Palazzo Grassi dimanche 30 avril avec une exposition temporaire, "Where are we going", visible jusqu'au 1er octobre, composée d'un peu plus de 200 pièces tirées de la collection personnelle de l'homme d'affaire français, François Pinault, laquelle collection comptabiliserait plus de 2500 œuvres d'art contemporain d'une richesse exceptionnelle. Le magnat d'origine bretonne, autodidacte, fils de paysan, proche du président français, Jacques Chirac, est connu pour ses conquêtes industrielles spectaculaires. Il est propriétaire, entre autre, de PPR (Pinault Printemps La Redoute, La Fnac, Gucci, Yves Saint-Laurent, du magazine Le Point, de la célèbre salle des ventes londonnienne, Cristie's etc. Il a aussi été condamné récemment dans l'affaire executive Life / Crédit Lyonnais, véritable imbroglio politico financier.L'ouverture de cette exposition et plus généralement du Palazzo Grassi met un point final à une histoire rocambolesque qui a fait coulé beaucoup d'encre en France autour du nouveau propriétaire de ce Palais.
François Pinault, plus grand collectionneur français d'art contemporain, avait décidé en septembre 2000 de construire un très vaste musée d'art contemporain pour présenter sa collection sur la pointe de l'île Seguin, à l'emplacement des anciennes usines Renault à Boulogne-Billancourt dans la banlieue parisienne. Le magnat français fait intervenir l'un des architectes les plus brillant de la planète, le japonais Tadao Ando qui imagine un lieu somptueux. Mais le projet global d'urbanisme qui jouxte le musée, projet piloté par la ville de Boulogne, et les nombreuses procédures administratives notamment celles liées aux différents permis de construire font que la totalité du projet s'enlise rapidement. François Pinault qui a alors 69 ans s'impatiente des délais interminables de l'administration française, il jette l'éponge au mois de mai l'année dernière. 5 ans plus tard, délesté de 18 millions d'euros par ce projet qui n'a pas abouti, il achète le Palazzo Grassi de Venise à l'administration Fiat qui cherche à se séparer de l'édifice depuis la mort d'Agnelli. Montant de la transaction 30 millions d'euros, restauration 5. (Le musée de l'île Séguin devait dépasser les 15 millions d'euros).
La prochaine cible de magnat français se trouve à quelques encablures du Palazzo Grassi, l'ancienne douane de mer : un espace de 6000 m2 surplombé d'une célèbre girouette symbole de la fortune.
Exposition temporaire d'ouverture"Where Are We Going ?"
du 30 avril au 1er octobre 2006
au Palazzo Grassi, Venise
>> Le site officiel du Palazzo Grassi
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Le Journal de la culture
Du lundi au samedi à 20.00
Un reportage de Richard Bonnet






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