Les troubles mentaux, en particulier la bipolarité ou la schizophrénie, prolifèrent dans le cinéma de Lodge Kerrigan. On se souvient de "
Clean, shaven", son premier film, ou de "
Keane", présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2004. "Rebecca H." (Return to the dogs) ne déroge pas à la règle, offrant pas moins (et peut-être plus) de trois rôles à Géraldine Pailhas, et multipliant les mises en abîmes – au point que les bobines du film finissent par ressembler à des boîtes de "vache qui rit" géantes.

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Rebecca H." (Return to the dogs) de Lodge Kerrigan
Avec : Géraldine Pailhas, Pascal Greggory
France - 2010

A l’origine, et sous le titre "Return to the dogs", "Rebecca H." était une commande de Pascal Rambert, directeur du théâtre de Gennevilliers. Le film devait être un court-métrage mais les choses ont évolué, Lodge Kerrigan a sciemment détourné la commande, trouvant refuge au sein d’une autre production. Trois femmes s’entrecroisent ici. La Rebecca du titre, une jeune femme vivant à Gennevilliers et sombrant lentement dans la folie. Grace Slick, la chanteuse du groupe américain
Jefferson Airplane, dont on se souvient surtout de deux chansons : "
White Rabbit" (sur l’Alice de Lewis Carroll, gobant des pilules psychédéliques par poignées) et "
Somebody to love". Et Géraldine Pailhas, une actrice solaire chez Pialat, qui doit incarner Grace Slick dans "Somebody to love", un biopic consacrée à la chanteuse et réalisé par… Lodge Kerrigan. Trois femmes, croisées en une fois, sous les traits de Géraldine P.