BPM
Westbam : "Il y a 20 000 ans, quelqu’un s’est amusé à cogner sur un arbre creux. Aujourd’hui, on fait ça sur une 808 ou une 909. D’un point de vue organique, l’effet est très similaire. La basse, c’est ce qui fait bouger les gens. Alors que les fréquences moyennes les font plutôt crier… L’impulsion de la basse passe directement dans le corps. Ça veut dire que les battements du cœur essayent de s’adapter au rythme de la basse. C’est la raison pour laquelle, dans la musique dansante, le tempo de la basse se situe très souvent autour de 120 ou 130, parce que ça correspond à la fréquence cardiaque d’une personne en état d’excitation. C’est ce qui conduit à une excitation générale."
Méthodes de DJ
Günter Discher : "Un bon DJ doit connaître son matériel sur le bout des doigts. Il doit savoir ce qui plaît au public. Il doit pratiquement savoir lire dans les pensées des gens sur la piste, pour deviner ce qu’ils ont envie d’entendre."Paul van Dyk : "Un DJ ne va pas assommer les gens d’entrée de jeu. Musicalement, il faut aller les chercher, il faut les accompagner, comme si on les emmenait en voyage. Et puis, au bout d’un moment, on se rend compte qu’ils commencent à surchauffer, que ça fait trois heures qu’ils se défoncent et que donc il est temps de les laisser se calmer. Avec le public, on crée quelque chose qui ressemble à une vague. Arrivé à un certain point, il faut la laisser redescendre."
Miss Kittin, DJ : "Le choix des tes disques révèle ta personnalité. Je prépare toujours mes disques dans un certain ordre et j’y vais à l’économie : j’aime pas me trimballer avec une tonne de disques. Comme je n’en prends pas beaucoup, j’ai toujours des trucs spéciaux. Et puis, il y a ma sélection de vieux morceaux que je dégaine, c’est mon arme secrète."

RemixMousse T.: "Pour le remix, ça se passe de la manière suivante : je reçois une proposition et si je l’accepte, je demande à ce qu’on m’envoie toutes les pistes originales du premier enregistrement. En général, je n’utilise que le chant et je compose une nouvelle musique. "

Le patronMiss Kittin : "Pour tous les DJ français, le patron, c’est Laurent Garnier. Avant lui, personne ne défendait notre musique. Il a tout fait en France. Il a eu une assez grande gueule pour défendre cette culture en France, à un moment où la police faisait tout pour l’éradiquer. Elle y est même parvenue à une période, et ça va mieux maintenant, mais Laurent n’a jamais cédé."
Nouvelles technologiesSven Väth : "Il est toujours possible de réinterpréter une musique différemment. Et justement, à notre époque, avec toutes les technologies, les logiciels et les programmes informatiques, c’est devenu une science à part. Alors que les beats destinés à la danse, on ne peut pas les réinventer."
Miss Kittin : "Tu te rends compte, malgré tous les progrès technologiques qu’il y a eu ces 20 ou 30 dernières années, on est toujours à faire tourner ces bonnes vieilles platines !"






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