Pascal MattheyPascal est enfoncé
L'Employé du Moi
Novembre 07
Après Le verre de lait, une histoire sans paroles sur le passage de l’enfance à l’adolescence, Pascal Matthey dessine ses angoisses enfantines.
En classe de 4ème, Boule et Bill, les Playmobils sont autant de jeux qui paraissent innocents. Ils sont ceux d’un petit garçon de 13 ans entouré par sa famille. Pourtant, certaines histoires, certaines scènes vues à la télévision provoquent des interrogations angoissantes. Tous les soirs, Pascal a du mal à s’endormir. Il prie pour repousser la peur qui l’étreint
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Les strips sont des cadrages subtils sur le passé. La pureté du trait et le dessin en noir et blanc nous emportent dans l’enfance de l’auteur, faite de touts petits riens, d’angoisses légitimes.
La mort n’est jamais évoquée mais elle se devine, elle s’inscrit en filigrane. Moins émouvant que Le verre de lait, attaché à retranscrire les touts petits riens de l’enfance, Pascal est enfoncé laisse une impression d'inachevé.
Frédéric FleuryC'est triste
L'Employé du Moi
Novembre 07
C’est triste le quotidien.
Mais poser des étagères…retrouver des objets et des souvenirs de l’enfance rendent les journées un peu plus drôles.
Les souvenirs et le quotidien de Frédéric Fleury façonnent des anecdotes d’une page prêtes à faire sourire. Certaines manquent de finesse et flirtent avec l’humour potache mais la plupart sont hilarantes.
En 1989, ivre mort, Frédéric Fleury escalade un mur mais le vertige l’empêche de descendre. Il sera secouru au petit matin par un voisin.
Les petites humiliations et les petites joies de ce père de famille au chômage sont pleines d’autodérision. De plus, les interrogations qui l’animent sont d’une rare profondeur. Acheter des chaussures Repetto « zizi » comme Gainsbourg et avoir « l’air d’un con », imaginer le pire comme mourir dans un ascenseur avec six pizzas aux anchois...
Les souvenirs des farces et expérimentations de jeunesse ne manquent pas non plus d’originalité.
« Mon père me fabrique un nunchaku. Deux bâtons, une chaîne, deux clous et une fracture du crâne. »
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Le dessin est volontairement simple. Un trait noir fige le personnage toujours vu de face se résumant à un crâne dégarni et quelques poils de barbe. Les mouvements sont un brin figés et la naïveté des illustrations sied parfaitement aux anecdotes.
« Mon petit séisme du jour : je change de conseillère ANPE. Je viens de tomber de la montagne relationnelle que je gravis depuis un an et demi. »
Un peu de tristesse dans un monde marrant se présente comme un carnet farfelu d’humeurs. Frédéric Fleury saisit son quotidien dans ce qu'il a de plus décalé.
Alexandra Morardet






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