Le voyage débute dans les villages de la Manche puis de l’Estrémadure où il a grandi, auprès d’une mère tendrement aimée, qui a inspiré, dit-il, la majorité de ses personnages féminins et dont les conversations avec les voisines “lui ont tout appris”. Puis c’est le départ pour Madrid à la fin de l’adolescence, avec une certitude et demie en poche (“Je voulais vivre dans une ville. Et j’aurais aimé être un narrateur de cinéma, celui qui écrit l’histoire et qui la raconte.”) ; les premiers films d’autodidacte en Super 8 de l’employé de la Telefonicá ; et l’entrée, avec Le labyrinthe des passions, dans la cour des grands.
Pedro Almodovar, qui s’avoue “toujours très frustré de n’avoir pas pu être un père”, ajoute aimer tous ses films, sans exception, “comme on accepte sa descendance”. Avec le parrainage de “Don Luis” (Bunuel), l’ombre de Franco et le souvenir tragique des attentats de Madrid, une passionnante conversation cinématographique, à laquelle le peintre Daniel Buren prête amicalement son art de la rayure.Arte Magazine






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Laure Adler et ses chroniqueurs reçoivent Pedro Almodovar, héros de l'exposition "
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