Suite à la réunification de l’Allemagne, une fois passée l’euphorie, Peter Ensikat a entrepris de réfléchir sur ce que fut l’Allemagne de l’Est, ses spécificités, sa culture. Il met ses compatriotes en garde contre la tentation d’effacer toutes les traces du passé.
Jenny Ulrich
- Questionnaire de Proust revisité
Une ville ?
En 1970, en RDA, il n'y avait qu'une seule ville : Berlin. Il fallait aller à Berlin, parce que partout ailleurs, c'était la province. Et si depuis la RDA on pouvait encore regarder quelque part, c'était Berlin qu'on voyait.
Un voyage ou un séjour ?
Je serai parti en Bulgarie.
Une couleur ?
Rouge.
Un slogan ?
Même dans les années 70, j'ai lu pour la première fois en français : „Soyons réalistes, exigeons l'impossible".
Un vêtement ?
J'aurais été un jean.
Un livre ?
"Cent ans de solitude"
Un disque ou une chanson ?
C'est un peu gênant aujourd'hui, mais autrefois, ça aurait été Biermann.
Un film ?
"Quand passent les cigognes"
L'utopie, l'idée, le concept qui vous manque le plus ?
Je ne sais pas.
L'utopie, l'idée, le concept qui vous manque le moins ?
La fraction Armée rouge.
Une anecdote, un évènement de votre vie qui n'aurait pas pu arriver à une autre période ?
Il y a une histoire (drôle) sur le retrait d'Ulbricht et sur son décès. Tous disaient qu'Ulbricht était placé sous respiration artificielle et qu'Honecker avait le pied sur le tuyau (pour l'asphyxier). En 1973, au moment des Weltfestspiele de la jeunesse, Honecker décide qu'Ulbricht doit vivre au moins le temps du festival et "lève le pied". Puis vient un médecin qui par inadvertance va marcher sur le tuyau d'oxygène entrainant le décès d'Ulbrich et la fureur d'Honecker - il n'est pas mort au moment souhaité!







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