Peter Sloterdijk, philosophe, écrivain, essayiste, professeur de philosophie et d'esthétique, est né en 1947 à Karlsruhe en Allemagne. Il publie en 1983, un essai qui fit grand bruit, La Critique de la raison cynique, traduit en dix-sept langues, dans lequel il rompt avec la vieille gauche allemande. L'ouvrage crée un scandale.Depuis 1992, il occupe une chaire de philosophie et d'esthétique à l'école des beaux-arts de Karlsruhe.
En 1999, au cours d'un colloque consacré à Heidegger, il prononce une conférence, Règle pour le parc humain, où il annonce la fin de l'Humanisme par le " passage du fatalisme des naissances à la naissance optionnelle et à la sélection prénatale ". Le discours réveille les vieux démons de l¹Allemagne d'après-guerre et Peter Sloterdijk est taxé d'eugénisme nazi par un de ses anciens maîtres, Jürgen Habermas.
Le propos de Sloterdijk consiste en une critique des temps modernes, dans lesquels il voit une "ère du monstrueux créé par l'homme", et en une exhortation à penser le nouveau rapport au monde qui est la conséquence de la révolution technique avec d'autres armes que celles de l'humanisme et des bons sentiments.
Peter Sloterdijk pratique en fait une " pensée-pirate ", provocatrice, surprenante ; il s'ingénie à dynamiter nos certitudes et poursuit, à travers une oeuvre profonde et déconcertante, un objectif constant : produire un diagnostic de son époque, comprendre comment s'agencent les esprits et les corps de ses contemporains.
Bulles, son oeuvre monumentale, est le premier volume d'une trilogie où il tente de raconter l'histoire du monde en se posant une question simple : où vivent les gens une fois qu'ils savent qu'ils sont chez eux sur un globe ?
Peter Sloterdijk qui a placé son oeuvre sous le signe de Nietzsche, "philosophe dangereux ", tente de penser la " monstruosité des temps modernes" à la lumière de la critique heideggérienne de l'humanisme. Il a notamment protesté contre la mollesse de la réaction des Verts allemands, contre la liquidation des troupeaux contaminés en Europe et appelle l'humanité à assumer, envers les animaux, une sorte de " tutorat ".






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