Si la légende veut qu'Ulysse ait fondé Lisbonne, ce sont probablement les Phéniciens qui s'installent avant les Romains. À l'image de Rome d'ailleurs, elle est bâtie à cheval sur sept collines. La cité est sur la route de l'Atlantique, à la Méditerranée. C'est un point clé.
L'origine du nom de Lisbonne provient des Maures qui l'ont baptisée Lisbonne, c'est-à-dire la rade délicieuse. Ils l'ont dominée pendant plus de quatre siècles, autour de l'an 1000.
Au XVème siècle, le Portugal se lance à la conquête du monde. En 1498, Vasco de Gama appareille du port de Belém pour découvrir enfin la Route des Indes : la face du monde va changer et bien vite d'autres grandes découvertes vont suivre, l'Afrique, le Brésil, la Chine, le Japon.
Lisbonne devient alors la place commerciale la plus riche du monde, pour plus de 100 ans. Des quartiers s'organisent autour des échanges avec les colonies.
Après, c'est le déclin de Lisbonne, marqué par des guerres et un terrible séisme en 1755 qui réduit la ville en ruine. Ensuite, sa reconstruction est fragilisée par des difficultés politiques.
En 1910, la République Portugaise est proclamée. Mais la première Guerre Mondiale éclate, l'économie s'effondre et dès 1932 Salazar instaure jusqu'à sa mort en 1970, un régime nationaliste, répressif et autoritaire.
À cette période, le pays est au bord du chaos. Le 25 avril 1974, c'est le coup d'Etat sans effusion de sang, la Révolution des Œillets, fleur au fusil.
Trente ans à peine nous séparent de cette renaissance ! En 2003, Lisbonne est de retour sur la scène internationale, son influence s'ouvre à nouveau, émigrés et hommes d'affaires débarquent, sa culture inonde le monde entier, via sa musique.
Lisbonne aujourd'hui
Superficie de la région de Lisbonne : 11 890 km2
Population : 535 000 Habitants
Peuples et ethnies : 1 million d'immigrés venus d'Afrique arrivent à la suite de l'indépendance des colonies Portugaises, dans les années 70 (dont 26 400 capverdiens)
Langue : Portugais
Religions : 95% catholique
La "Saudade" et le "Fado" : expression de la nostalgie
À la fin du XVème siècle pour Lisbonne, c'est l'âge d'or. C'est la conquête des mers, c'est la conquête du Nouveau Monde.Mais en 1755, jour de la Toussaint, un tremblement de terre fait 40000 victimes et sonne le glas de la puissance de la plus belle cité d'Europe. Les marins qui rentrent pleurent leur ville maternelle.
Cette grande nostalgie d'un passé glorieux qu'on appelle la "saudade", cette mélancolie face au revers de la fortune et ce sentiment de solitude trouvent leur meilleure expression musicale à travers le fado. Ce chant populaire apparaît dans le quartier de l'Alfama au XVème siècle.
Le quartier de l'Alfama est habité à l'origine par des familles de pêcheurs. C'est le secteur le plus ancien de la capitale. Il est miraculeusement épargné par le tremblement de terre. On peut encore admirer les différentes architectures dans ce quartier préservé. Il accueille bien sûr, le musée du Fado, mais aussi celui des Arts Décoratifs, et le Panthéon.
Amalia Rodrigues, la plus célèbre des chanteuses portugaises, a permis au fado de se faire entendre jusqu'au Japon et d'incarner la voix de l'âme portugaise. Jusqu'en 1999, l'année de sa mort, c'est l'ambassadrice de la culture portugaise. Sa disparition provoque trois jours de deuil national. Cette native de l'Alfama d'origine ouvrière pauvre, repose aujourd'hui au Panthéon, aux côtés de Vasco de Gama…. Aujourd'hui, les grands noms du fado se produisent dans les bistrots populaires de l'Alfama. Ces voix racontent toujours les joies et les peines de la vie.






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