

Né en 1927 à Paris, Pierre Paulin mène ses études à l’école Camondo.
On retrouve dans son travail les influences du mobilier scandinave, et des productions américaines de Charles et Ray Eames, et Florence Knoll.
Ses créations ne reflètent pas uniquement des effets de mode mais relèvent d'une recherche industrielle prenant en compte les contingences économiques et sociologiques de son époque. La plupart de ses idées, audacieuses de son temps, ont été reprises, voire approfondies par d'autres à sa suite. Son influence, au fil des générations, reste magistrale.
Dès 1953, il rencontre le succès à l’occasion du Salon des Arts Ménagers, où il expose son premier ensemble de meubles. Entre les années 1960 et 1970, il développe pour Artifort une gamme de sièges faits de coques en bois moulés garnies de mousse Pirelli et habillées de housses préfabriquées en tissu extensible. Parmi ces sièges iconiques, on se souvient particulièrement de « Mushroom » (en 1959), « Tongue Chair » (en 1964), et du « Ribbon Chair » (de 1965) distingué en 1969 par le Chicago Design Award. Il réalise en parallèle de nombreux aménagements parmi lesquels ceux du foyer des artistes de la Maison de la Radio en 1961, des appartements particuliers de l’Elysée et aménage les avions Airbus en 1986.
Pierre Paulin a choisi de vivre, depuis quinze ans, avec sa femme, Maya, dans les Cévennes où il travaille en toute sérénité.
Les sièges de Pierre Paulin figurent parmi les collections du MoMA à New York, du Fond
National d'Art Contemporain du Centre National d'Art et de Culture Georges Pompidou, du
Musée des Arts décoratifs à Paris, du Victoria and Albert Museum à Londres…
L’été dernier, à l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire, le Festival International de Design de Hyères lui a consacré sa première rétrospective.






Envoyer à un ami
RSS
Facebook
Twitter