Piers a une recette : se fier aux bonnes fées. La première s'appelle Vincent Segal. Sollicité, en 2003, par Label bleu, petite maison de disques jazzy et exigeante d'Amiens, pour composer un album de duos, ce violoncelliste de jazz pense, pour l'un des titres, à son pote Piers Faccini, dont il apprécie les chansons et qu’il a rencontré lorsqu'il suivait ses études de peinture aux Beaux-Arts à Paris.

- Discographie :
Leave No Trace, 2004
- Collaborations externes :

Walfisz se débrouille, ensuite, pour que le CD arrive chez JP Plunier, à Los Angeles. C'est la troisième fée. Agent, manager et producteur de Ben Harper, «Jaypee», comme on l'appelle, s'entiche à son tour de cette voix d'ange. Et veut s'en occuper, à condition qu'il produise l'artiste lui-même. A 34 ans, il sort un album indolent et envoûtant, Tearing Sky, où figure, en invitée prestigieuse, la belle voix chaude de Ben Harper.
Hier encore, la vingtaine étudiante, cet anglo-italien grattait la guitare sur les trottoirs londoniens ou sous les arcades de la place des Vosges, à Paris, un galurin posé devant lui, au bon cœur des passants.
Sorti en 2006, son album « Tearing Sky » est produit par JP Plunier , producteur attitré de Ben Harper pour lequel Faccini joua en première partie récemment. Il explore la poésie du blues avec de simples répétitions qui deviennent des narrations puissantes et raffinées. Sa voix couvre une gamme d'émotions rarement entendues de nos jours, ses paroles séduisent en douceur, par leur courage et leur réserve- une voix profondément originale. Dans la lignée de la lente et douce souffrance de Skip James et de Leadbelly, Piers Faccini trouve ses racines dans la nostalgie de l'exil des bluesmen du delta du Mississipi, les éloquentes mélodies de chanteurs maliens comme Boubacar Traoré ou Ali Farka et dans les obsédantes chansons d'anti-héros anglais tels que Nick Drake.






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