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La technique évolue très vite et le téléphone pourrait supplanter rapidement les Mini DV. Si les médias retiennent trop souvent les dérives de cette démocratisation de l'acte de filmer (le happy slapping), on assiste aussi à un langage en devenir. D'autant que des cinéastes confirmés (Joseph Morder, Olivier Ducastel ou Solveig Anspach) ont adopté l'instrument avec enthousiasme. Certains se sont même lancé dans l'aventure du long-métrage. La troisième édition de "Pocket Films" se tiendra au Centre Pompidou les 8, 9, et 10 juin.Pocket films, 3ème. En plus de sa récurrente section compétitive, le festival a sollicité des cinéastes pour réaliser des films à partir d'un téléphone mobile. Ainsi Joseph Morder, qui, après plus de 30 années vouées au super 8, expérimente ce nouvel outil.
Joseph Morder, réalisateur : "Ce qui est formidable actuellement c'est que les caméras portables sont à ce stade que j'appelle l'adolescence, où elles ont encore le côté brut de l'enfance et en même temps le côté déjà très raffinée de l'image vidéo ou même film. Je me suis aperçu vraiment que ça me rappelait les débuts du super8. C'est-à-dire que quelque part je suis redevenu vierge."
Pour Arnold Pasquier, plasticien et vidéaste, comme pour Olivier Ducastel, cinéaste narratif, l'avènement du cinéma de poche constitue déjà une mini révolution esthétique.
Olivier Ducastel, réalisateur : "J'ai eu un peu l'impression de retrouver une sorte de vague fantasme ou rêverie que je pouvais avoir autour de faire du cinéma avant de savoir comment ça se faisait. C'est-à-dire, on filme, on a l'idée, on le fait. Et puis éventuellement on le montre dans la foulée."
Arnold Pasquier, vidéaste : "Sa grande originalité c'est la possibilité de mouvement et d'instantanéité, finalement. Pouvoir être dans un contact très vif, très aigu en fait avec un désir de cinéma."
La manifestationPocket Films
au Centre Pompidou - Paris
les 8, 9, et 10 juin 2007
>> Le site officiel du festival






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