Laissons le mot de la fin à Predrag Matvejevitch
« Il serait souhaitable que l’Europe à venir soit moins européocentriste que celle du passé, plus ouverte aux autres que l’Europe colonialiste, moins égoïste que l’Europe des nations, plus consciente d’elle-même et moins sujette à l’américanisation. Il serait utopique de s’attendre à ce qu’elle devienne, dans un temps prévisible, plus culturelle que commerciale, moins communautaire que cosmopolite, plus compréhensive qu’arrogante, moins orgueilleuse qu’accueillante, plus l’Europe des citoyens, moins celle des patries, et, en fin de compte, plus socialiste à visage humain (dans le sens que certains dissidents de l’ex-Europe de l’Est donnaient à ce terme) et moins capitaliste sans visage. »






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