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>20:45 : Les nouveaux esclaves de l'Europe. Trimer dans les serres
Documentaire de Rolf Pflücke
(ZDF, Allemagne, 2004, 44mn)
Première diffusion
Après avoir fourni des contingents de travailleurs émigrés, l’Espagne est elle-même devenue un pays d’immigration. Et propose à son tour des emplois mal payés, à des ouvriers agricoles venus du Maroc, d’Europe de l’Est ou d’Équateur.
Le sud-est de l’Espagne est un immense champ de bâches en plastique sous lesquelles poussent les tomates, concombres et autres poivrons que, désormais, nous trouvons toute l’année sur nos marchés. Les Espagnols refusent de plus en plus d’effectuer le ramassage de ces légumes, qui s’effectue dans la chaleur étouffante des serres. Ils sont remplacés par des travailleurs immigrés, en majorité Marocains et, depuis peu, Équatoriens. Ces derniers arrivent généralement comme touristes et n’ont donc pas de permis de travail. Très souvent, ils sont “recrutés” par des officines spécialisées dans le travail clandestin, qui les “louent” à la journée. Dans les serres coexistent trois communautés : les Noirs, les bruns et les Blancs, qui s’évitent soigneusement. Racisme à tous les étages et hiérarchie brutale sont le lot de ces nouveaux journaliers. À part eux, tout le monde profite du système : leurs pays d’origine, l’Espagne, et même l’Union européenne, en contradiction complète avec les lois qu’elle a fait voter.
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>21h30 : Les nomades du travail
Documentaire d'Ulrike Baur
(ZDF, Allemagne, 2004, 45mn)
Les Polonais font la navette entre leur pays et l’Allemagne ou la Belgique pour y effectuer des travaux pénibles : récoltes de pommes sous-payées, ménages non déclarés… Quand ces nouveaux citoyens de l’Europe auront-ils accès au marché légal du travail ?
“Ici, c’est comme à l’armée : on dort, on mange et on bosse”, déclare Zdicho, qui partage l l l l l l une grange avec vingt autres Polonais dans la région du lac de Constance. Chambres à quatre lits, cuisine commune… malgré des conditions de vie difficiles, beaucoup reviennent chaque année pour récolter les pommes. Plus de quinze mille Polonais travaillent alors du matin au soir, par tous les temps et pour un salaire de misère, dans les vergers qui s’étendent sur la rive du lac à proximité de la frontière suisse. Six semaines maximum. Le reste du temps, ils exercent un autre métier dans leur pays, comme Zdicho, qui est concierge. Pour venir ramasser les pommes, il prend ses congés annuels. Tout comme Stacho, ordinairement pompiste dans une petite ville près de la frontière avec la Biélorussie. Non loin de là, à Siemiatycze, quelque cinq mille habitants, soit près du tiers de la population, font régulièrement la navette entre la Pologne et Bruxelles. Les femmes font des ménages, les hommes rénovent des maisons anciennes. Au noir, bien sûr. Parmi leurs “patrons”, de hauts fonctionnaires, travaillant à la Commission ou au Parlement européen, voire à l’Otan. Certains de ces “nomades du travail” suivent assidûment, le soir, des cours de français, et espèrent avoir bientôt accès aux offres d’emploi légales. D’autres n’imaginent pas quitter la Pologne pour toujours et rêvent de trouver du travail chez eux…
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>22h15 : Monsieur élargissement. Le commissair européen Günter Verheugen
Réalisé par Klaus Prompers
(ZDF, Allemagne 2004, 30mn)
La réussite de l’élargissement de l’UE est due en grande partie au commissaire allemand Günter Verheugen. Mais le passage à vingt-cinq pays a ses effets pervers…
Entré en fonction à l’automne 1999 en qualité de commissaire européen à l’élargissement, l’homme politique allemand Günter Verheugen, membre du SPD, a mis toute son énergie au service de l’agrandissement de l’Union. Mais l’Europe à vingt-cinq n’a pas fait disparaître les contrats illégaux, les emplois mal rémunérés et les conditions de travail scandaleuses, au contraire. Que fera la Commission pour atténuer les effets de la mondialisation sur le marché du travail européen ? Comment empêcher qu’à la fin d’un contrat à durée déterminée, les travailleurs étrangers décident de rester dans l’UE et rejoignent la foule des clandestins ? Günter Verheugen admet que ces questions sont encore sans réponse. Une des solutions consistera peut-être à s’inspirer des contrats mis en place en France par l’Office des migrations internationales, en vertu desquels le salarié travaille à l’étranger mais verse ses cotisations dans son pays d’origine. En tout cas, pour Günter Verheugen, la fermeture des frontières n’est pas une solution. “Nous n’avons pas l’intention de dresser un rideau de fer autour de l’Union européenne”, explique-t-il.
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L'ensemble de la THEMA est rediffusé le mercredi 23 juin à 15h15.






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