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Sur ARTE le 15 octobre 20.40 - 17/10/07

Printemps, été, automne, hiver… et printemps

Une fable zen, d’une magnifique beauté plastique, sur les épreuves de la vie, signée Kim Ki-Duk, cinéaste coréen hors normes.

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(Bom yeoreum gaeul gyeoul geurigo bom)
Film de Kim Ki-Duk (Corée du Sud, 2003, 1h38mn, VM)
Scénario : Kim Ki-Duk
Avec : Oh Young-Su (le vieux moine), Kim Ki-Duk (le moine adulte), Kim Young-Min (le jeune moine), Seo Jae-Kyung (l’adolescent moine), Ha Yeo-Jin (la jeune fille)
Image : Baek Dong-Hyun • Montage : Kim Ki-Duk
Musique : Bark Jee-Woong
Coproduction : LJ Films, Korea Pictures, Pandora Films, Cineclick Asia, KBS Media, Filmforderung Hamburg


Quatre prix au Festival de Locarno 2003
Prix du public au festival de San Sebastian 2003

Sur un lac aux eaux calmes, perdu au fond d’une vallée encaissée, se trouve un petit temple flottant. Un vieux maître zen et son disciple, un petit garçon, y vivent en harmonie avec la nature. Le
passage des saisons rythme les différents cycles de la vie du jeune moine. Au printemps survient la perte de l’innocence. L’été accompagne l’éveil du désir et de la passion, qui consument les sens
et égarent les esprits. En automne explosent la violence et la destruction. L’hiver est l’âge de la raison et de la rédemption. Puis arrive un nouveau printemps, celui de la sagesse et de la
transmission : le disciple est devenu maître à son tour.

Les âges de la vie

Printemps, été, automne, hiver… et printemps est une fable épurée sur les différentes étapes de la vie, marquée par des joies et des épreuves menant peu à peu vers la sérénité. Ni réellement
méditative ou contemplative, elle frappe tout d’abord le spectateur par sa splendeur visuelle. Réalisateur à part dans le paysage cinématographique sud-coréen, Kim Ki-Duk est un esthète convaincu,
venu étudier l’art à Paris au début des années 1990, où il fut également peintre. Tourné dans un cadre naturel d’une exceptionnelle beauté, le site du lac de Jusan, ce parcours initiatique est
parsemé de détails étranges, tel un chat dont la queue sert soudain de pinceau, ou des portes qu’aucun mur ne soutient. Cette tonalité légère et surréaliste tempère le symbolisme d’un film où se
retrouvent les thèmes de prédilection du cinéaste : l’omniprésence de l’eau (L’île, The Coast Guard, L’arc), des personnages marginaux, parlant peu (Locataires), ou l’opposition entre un monde
moderne violent et une nature isolée source d’apaisement. Acteur pour la première fois dans un de ses propres films, Kim Ki-Duk interprète le moine parvenu à l’âge de la maturité.

Edité le : 10-10-07
Dernière mise à jour le : 17-10-07