Räuberhöhle
Räuberhöhle alias Krawalla est une sorte d’Alice au pays des merveilles de l’électro-punk féministe. Ses textes pourfendent le racisme et le nationalisme et font l’apologie du veganisme. Sur le modèle du « do it yourself », Krawalla a créé son propre label - Megapeng. Elle dessine ses pochettes d’album et elle produit des pièces radiophoniques et des BDs.Ses débuts, elle les a faits avec des mecs, en tant que chanteuse dans un groupe de hardcore. Mais très vite le rôle de la plante verte pour guitaristes masculins la fatigue. Aujourd’hui, elle compose ses chansons toute seule, sur son ordinateur. Et pour ses spectacles, elle sillonne l’Allemagne avec son copain la marionnette en forme d'Ours : Bärchin.
Krawalla a trente ans passés et ses concerts rappelleront des souvenirs à la génération Fifi Brindacier. Le théâtre de marionnettes donne un cadre à son spectacle, de prime abord c'est plutôt gentillet, mais en tentant l'oreille tout devient plus trouble.
Frau Kraushaar
Madame Kraushaar, de Hambourg, propose une musique infantile et éprouvante pour les nerfs. La puérilité est une forme d’anti-comportement. Déjantées comme Nina Hagen ou austères comme Simone de Beauvoir, les femmes qu’interprète Madame Kraushaar sont toutes très différentes. Pour elle, pas question d’être une songwriter aux yeux de biche qui fait pleurer son auditoire. Mais elle ne se voit pas non plus comme une féministe dogmatique.Frau Kraushaar : "Mes chansons ont une dimension post-féministe : elles ne parlent pas d’amour, ni de la vulnérabilité présumée de ma condition de femme. Au contraire : avec mes textes, je cherche à agacer, à provoquer. J’ai pas envie d’être sage, et bien comme il faut, dans la norme. "
Madame Kraushaar a étudié la peinture et l’art vidéo. Elle a s'est aussi penchée sur la théorie de l’art. Ses textes révèlent l’influence de la poésie à voix haute, chère aux dadaïstes, et prônent le "gagaïsme" à la fois science et religion, inventée par ses soins. Le tout se traduit dans une langue imaginaire aux consonnances connues mais indéchiffrables...
Albums
"Le Salon Is Very Morbidä" de Frau Kraushaarchez Labelship/Popup/Cargo
"Deep In The Forest" de Räuberhöhle
chez Megapeng/Indigo







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