
Voir l'interview (ARTE Info, 17/06/2008)Quant aux conséquences du rejet du traité de Lisbonne par l'Irlande, deux positions s'opposent. Celle du premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker qui met en garde contre toute pression exercée contre l'Irlande et qui l'isolerait, et celle de Martin Schulz, président du groupe socialiste au parlement européen (PSE), qui pense que le «non» des Irlandais peut, à terme, remettre en question la position de l'Irlande comme Etat membre de l'Union.
"J'ai mon idée sur ce qui pourrait être la solution, mais j'aimerais tout d'abord que l'Irlande s'exprime": Le président du parlement européen Hans-Gert Pöttering souligne qu'il n'est pas question d'imposer quoi que se soit à l'Irlande et demande à Dublin de soumettre des propositions au Conseil européen, réuni jeudi et vendredi à Bruxelles pour sortir de la crise.
"Nous allons respecter le choix des Irlandais même si nous déplorons le résultat", souligne-t-il , "mais l'Irlande doit également respecter le fait que 18 Etats ont déjà ratifié le traité de Lisbonne et que le processus dans les autres états membres se poursuit". Insistant sur l'objectif du Parlement de voir "le Traité entrer en vigueur en juin 2009 avant les élections européennes", il demande également une participation étroite de son institution aux travaux visant à résoudre la crise.

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