Figure emblématique de l’anthropologie, il avait contribué à définir des grands concepts, notamment dans ses œuvres : Race et Histoire (1952, UNESCO) Tristes Tropiques (1955, éd. Plon) et La Pensée Sauvage (éd. Plon, 1962). Le site du magazine Sciences Humaines rappelle en dix mots clés les grandes définitions de Lévi-Strauss qui avaient contribué à enrichir l’ethnologie.
Dans une interview avec Bernard Pivot réalisée en 1984, Lévi-Strauss définissait son métier d’ethnologue. Après deux années comme enseignant en philosophe, il avait en effet décidé en 1935 de partir pour le Brésil, où il s’est adonné à l’ethnologie. Son métier, selon lui, « consistait à élargir la connaissance de l’homme en l’étendant aux sociétés les plus lointaines. »
Le 28 Novembre 2008, il fêtait ses 100 ans. A cette occasion le musée du Quai Branly avait proposé une journée spéciale et une exposition de ses objets. Lemonde.fr en fait un portfolio.
Très connu en France, les médias américains sont aussi revenu sur la mort du grand penseur. Selon un reportage de la radio publique américaine NPR, Lévi-Strauss aurait « changé la perception que le monde avait des peuples dits primitifs en Asie, Afrique, et Amérique »
Si toute la classe politique et universitaire lui rend aujourd’hui hommage, certains n’oublient pas que certaines de ses prises de position avaient créé le débat, en particulier sur l’Islam. Dans un billet de blog intitulé « Islam, le triste tropisme de Claude Lévi-Strauss », un juriste et blogueur marocain reprend un passage, particulièrement délicat de Tristes Tropiques : « C’était surtout l’Islam dont la présence me tourmentait (…). Déjà l’Islam me déconcertait par une attitude envers l’histoire contradictoire à la nôtre et contradictoire en elle-même: le souci de fonder une tradition s’accompagnait d’un appétit destructeur de toutes les traditions antérieures. »







Envoyer à un ami
RSS
Facebook
Twitter