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Il ne s’agit pour autant pas de revendiquer une quelconque identité germanique : Can, par exemple, refuse d’être considéré comme un groupe allemand (la groupe a eu successivement pour chanteur l’Afro-Américain Malcolm Mooney, puis le Japonais Damo Suzuki). Chaque formation a son style, mélange plus ou moins dosé de rock progressif, d’expérimentations bruitistes et d’ improvisation. Le point commun entre tous ces groupes ?
Une approche psychédélique de la musique, alimentée par une forte consommation de drogues en tous genres. Synthétiseurs planants, quasiabsence de paroles, percussions afro, doux sons de flûtes, onomatopées torrides : le Krautrock, c’est un peu du Stockhausen, le pétard en plus ! En quelques années, ce rock made in Germany s’exporte dans toute l’Europe, en particulier en Angleterre où il suscite une véritable euphorie. En 1972, l’hebdomadaire New Musical Express consacre une série d’ articles à ce mouvement en le qualifiant de “scène rock la plus étrange au monde”. Son influence dépasse d’ ailleurs le seul milieu musical : nombre de groupes composent également des musiques de films – Popol Vuh a par exemple écrit la BO de plusieurs films de Werner Herzog (Fitzcarraldo, Aguirre et Nosferatu).
Sans le travail des précurseurs germaniques, la techno et l’ambient n’auraient sans doute pas vu le jour et les groupes allemands postérieurs tels que Rammstein, Halloween ou Scorpions ne se seraient pas imposés sur la scène internationale.






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