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Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

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2008.12.05 - 23.15 / 2008.12.06 - 03.00 : Tracks - 05/12/08

Rogue taxidermy

Les poubelles, fournisseurs officiels des "rogue taxidermists", les adeptes de l'empaillage plutôt tordu. Entre Tim Burton et Docteur Frankenstein, ces artistes donnent un sérieux coup de scalpel à l'art de la taxidermie!

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Extraits du reportage dans notre podcast de la semaine


La taxidermie

À la Renaissance, les taxidermistes remplissent les cabinets de curiosités d’étranges chimères faites d'animaux assemblés, par jeu mais aussi pour refléter les croyances de l’époque en l’existence de créatures fantasmagoriques. Aujourd’hui, la taxidermie décalée part à l'assaut de l'art contemporain. Ces réalisations se vendent des fortunes comme le bestiaire hybride de Maurizio Cattelan avec ces animaux placés dans des situations inattendues. Mais c'est l'anglais Damien Hirst qui a touché le jackpot! La côte de ces bêtes coupées en deux puis conservées dans le formol atteint aujourd'hui les sommets de l'art contemporain.

Nate Hill et ses Chinatown Garbage Tour

Quand il quitte son job d'infirmier à l'hôpital, le new-yorkais Nate Hill adore dépecer et assembler des cadavres d'animaux pour créer des espèces inédites : c’est l’art de la rogue taxidermie ou "taxidermie tordue". Pour Nate, pas question d’empailler le chien de sa grand-mère pour lui faire un souvenir. La taxidermie, c’est pour lui un moyen d’inventer des créatures surnaturelles. Une fois par mois à la tombée de la nuit, Nate organise le Chinatown Garbage Tour dans le quartier chinois de New-York. Toute la soirée, les aficionados de la Rogue taxidermy font les poubelles des innombrables restaurants chinois du coin pour dénicher les bouts d’animaux jetés qui serviront de base à leurs œuvres. Chez les Rogue taxidermistes, très soucieux des droits des animaux, on ne tue pas les bêtes pour les empailler. Ça pue un peu, mais quel bonheur!

Bonnie Wood - du glamour et des carcasses

À Norwich en Angleterre, Bonnie Wood immortalise ses animaux fétiches dans des postures religieuses.
Pour la jeune artiste anglaise Bonnie Wood, la rogue taxidermy, c’est l’art de faire du glamour avec des carcasses. Lapins aux allures d’icônes russes, bagues et broches serties de crânes de rat, elle vend sa drôle de collection sur internet. Maniaco-dépressive depuis l’adolescence, elle exorcise ses démons en donnant une autre vie aux animaux morts.

M.A.R.T

Comme Nate Hill, Bonnie Wood est membre de la M.A.R.T, la "Minnesota Association of Rogue Taxidermists", un réseau international qui fait peu à peu son entrée dans les galeries d’art. Il promeut la taxidermie tordue via des concours et des remises de prix où se bousculent les apprentis Frankenstein et leurs monstres de tout poil.

Liz McGrath

Elisabeth Mc Grath a décidé d'inventer ex nihilo des créatures chimériques faites de matériaux synthétiques.
À Downtown Los Angeles, l’une des membres de la M.A.R.T vit de son art. Fan de taxidermie traditionnelle, Liz McGrath a été jusqu'à empailler son toutou qui trône désormais dans sa chambre. Quand elle ne chante pas dans Miss Derringer, un groupe rock de Los Angeles, Liz s’enferme des jours entiers dans son atelier. Exit les os et poils d’animaux, c’est avec des mannequins de mousse qu’elle assemble ses créatures : une cohorte de bestioles aux allures déglinguées, mi-jouets mi-démons à la Tim Burton. Des bestioles imaginaires nées dans la tête de cette fille de prêtre qui, lorsqu’elle avait 14 ans, a été internée par sa famille dans une maison de redressement ultra religieuse.


Vidéo

Chinatown Garbage Tour





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samedi, 27 décembre 2008 à 00:20
Pas de rediffusion
(France, 2008, 52mn)
ARTE F

Edité le : 02-12-08
Dernière mise à jour le : 05-12-08