Ecouter Paris canaille... Paris racaille
Ecouter Donnez-moi ma chance
Le regard limpide sous son béret, Rouda parle avec calme de son expérience de slammeur assoiffé. Soif de lecture, d’écriture et de partage. Ce grand buveur de mots a trouvé sa place sur la scène nationale, aux côtés de Grand Corps Malade et de Souleymane Diamanka. L’écriture, il est tombé dedans lorsqu’il était petit. « J’avais une dizaine d’années quand j’ai commencé à écrire, confie-t-il, au début, c’était surtout des poèmes naïfs destinés aux femmes de ma famille. Puis mon écriture a évolué, je me suis mis à écrire des poèmes plus longs, des textes en prose… mais je ne savais pas trop quoi en faire. » Les aventures du Club des Cinq, les rimes de Prévert et bientôt le rap de NTM viennent alimenter la plume de Rouda.« L’écriture, c’est comme le sport. Plus tu pratiques, plus tu t’améliores, et il est rare de régresser, sauf volontairement », explique celui qui se définit comme un « poète-rappeur-slammeur. » Son terrain de jeu a d’abord été le slam, cette joute verbale a capella qui se produit sur la scène de certains bars de Paris et de province. Et puis, comme tout sportif qui souhaite devenir professionnel, Rouda a choisi de défendre ses textes au niveau national, avec son premier album Musique des lettres, sorti fin 2007.
Son secret pour écrire ? « Une bouteille de champagne ! Quand il m’arrive d’écrire des duos avec Fabien (Grand Corps Malade), on ouvre une bouteille de champagne, et quand la bouteille est vide, la chanson est prête ! » C’est ainsi qu’est né le titre « Juste une période de ma vie » sur Musique des lettres, mais aussi « Parole du bout du monde » présent sur Midi 20, le premier opus du slammeur à la béquille. « Pour les autres textes, c’est variable, raconte Rouda, parfois c’est très rapide alors que d’autres fois c’est une véritable torture. J’ai toujours un petit cahier sur moi, où je note des mots, des expressions qui me viennent au cours de la journée. Quand je n’ai pas mon cahier, j’écris ces phrases dans mon portable ou dans ma tête… Mais l’écriture, c’est comme la lecture, ça vient par phase, ça n’est pas un état permanent. »
Par contre, ce qui demeure permanent chez lui, c’est son dévouement à la discipline. Entre son propre avenir et celui de son association, le collectif 129H qui anime ateliers d’écriture et organise des spectacles, Rouda œuvre chaque jour un peu plus à la promotion du slam.
Rouda en concertVendredi 2 mai à 20h30
au théâtre des Bouffes du Nord
Mardi 6 mai à 21h
au théâtre de Sartrouville
01 30 86 77 79
Pour participerLes ateliers d’écriture de l'Association de culture berbère (ACB)
37bis rue des Maronites à Paris
01 43 58 23 25.
Liens>> Le site de Rouda
>> Le site du collectif 129-h






Envoyer à un ami
RSS
Facebook
Twitter