Né en 1940 d'un père tromboniste et d'une mère pianiste, le destin de Roy Ayers est scellé alors qu'il n'a que 5 ans.
Ce jour-là, le lion du vibraphone, Lionel Hampton, lui offre ses baguettes.
Dans les années 70, il anticipe l'acid jazz et signe la bande son du film culte de Blaxplotation "Coffy". En 80, c'est au côté du père de l'afro beat, Fela Kuti que son vibraphone fait mouche.
Aujourd'hui, il partage avec James Brown le titre d'artiste le plus samplé de la planète. Mary J Blidge, 50 Cent, Will Smith ou A tribe Called Quest se sont servis avec gourmandise chez le King Of The Vibes.
Pas de quoi rendre rancunier Roy qui jouait le 19 juillet, à 71 ans, avec l'un de ses pilleurs : Pete Rock, ex-producteur de Run DMC, Public Enemy et Notorious Big. Rien que ça!
The King of the Vibes se prête au test du psychovinyle : choisir trois galettes qui lui évoquent trois moments de sa vie.
Roy Ayers : Je crois que c'est un best of de très vieux disques, avec des vieux artistes comme Wilson Pickett et Aretha Franklin. J'ai joué pour la fête d'anniversaire d'Aretha à New York il y a tout juste deux mois. C'était une très belle fête, tout le gratin du show business était là. J'étais sur ce label avant. Tu sais combien d'albums j'ai fait? Quatre-vingt-six! Albums et Cds... Quatre-vingt-six! Et j'ai découvert que Lionel Hampton en avait fait cent trente-quatre!
Aretha est géniale! Tu peux ressentir son âme! Elle te fait ressentir ce qu'elle vit, ce qu'elle pense! Elle peut être totalement folle! J'adore, ça donne la chair de poule, ça te fait monter!
Roy Ayers : C'est un vieux groupe, presque aussi vieux que moi. Ils ont commencé jeunes et leur carrière a explosé très vite. C'était il y a cinquante ans peut être. Ça s'appelle "Sortons de l'Ennui". Qui est-ce? "Dieu est mon copilote". On va voir de quoi ça cause.
Cadreurs : Christian Beuchet et Thierry Gautier
Ingénieur du son : Marc Parazon







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