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Actualité Cinéma

Pour ceux qui aiment les macarons… (ou les costumes ou Michelle Pfeiffer)

Actualité Cinéma

Sortie du 27 novembre 2004 - 28/10/04

Samaria

Un film de Kim Ki-Duk
(Corée du Sud, 2004, 1h35)
Avec Lee Uhl, Kwak Ji-Min, Seo Min-Jung
Sélection officielle – Compétition Berlinale 2004

Interview du réalisateur Kim Ki-Duk
Interviewé par Nana Rebhan - Image/montage : Boris Bouscayrol
Synopsis: Yeo-Jin et Jae-Young sont liées par une profonde amitié. Afin de gagner de l'argent et pouvoir un jour partir ensemble pour un voyage en Europe, elles font l'école buissonnière : tandis que Jae-Young fait le trottoir, Yeo-Jin fait le guet pour la prévenir de l'arrivée de la police. Tout va très bien jusqu'au jour où, pour échapper à une razzia, Jae-Young se jette par la fenêtre et se blesse grièvement...
Critique: Jusqu'où peut aller une amitié entre jeunes filles ? Peut-elle même aller au-delà de la mort ? Déjà dans ses précédents films THE ISLE et BAD GUY, le cinéaste sud-coréen Kim Ki-Duk avait dépeint des relations intimes d'une façon très provocatrice pour bon nombre de spectateurs. Dans THE ISLE, il raconte un amour sado-masochiste, tandis que BAD GUY relate la métamorphose d'une collégienne ordinaire en une prostituée soumise. Dans son dernier film SAMARIA, il est question d'amitié, ou plutôt d'amour entre deux filles.
Quand Jae-Young se jette par la fenêtre et meurt des suites de ses blessures, Yeo-Jin continue à faire tout ce qu'elle peut pour son amie. Afin de lui assurer un meilleur karma, elle couche avec tous les clients de Jae-Young (dont elle a trouvé l'adresse dans le journal de son amie), puis leur restitue leur argent. Pour se donner du cœur à l'ouvrage, elle ne cesse de penser à Jae-Young et au sourire qu'elle avait au moment de mourir. Quand son père découvre le pot aux roses, il est profondément ébranlé. Il tente par tous les moyens de dissuader les clients de sa fille et de les tenir à distance. Mais un jour, il frappe à mort l'un d'entre eux, ce qui aura des conséquences fatidiques.
Ce nouveau film de Kim Ki-Duk est perturbant pour le spectateur européen, qui a du mal à comprendre pourquoi le père n'essaie pas plutôt d'avoir une explication avec sa fille. Mais ceci est impossible dans le contexte asiatique, car la jeune fille perdrait la face. L'un de ses clients, un père de famille d'un certain âge, confronte le père avec la vérité devant toute la famille. Il ne reste plus à celui-ci d'autre solution que le suicide, pour ne pas répandre plus encore la honte sur sa famille.
Kim Ki-Duk crée une atmosphère intense avec des images d'une grande poésie, un univers avec ses propres règles, où toute action a un sens qu'elle n'aurait pas ailleurs. Ainsi, Yeo-Jin pense sans cesse à une histoire que sa meilleure amie lui avait racontée : il y avait en Inde une prostituée nommée Vasumitra. Elle convertissait en pieux bouddhistes tous les hommes avec lesquelles elle couchait. Yeo-Jin est donc convaincue de bien faire en couchant avec les hommes sans leur prendre d'argent, et les hommes voient en elle une bonne samaritaine.
Nana A.T. Rebhan
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Samaria
Un film de Kim Ki-Duk
(Corée du Sud, 2004, 1h35)
Avec Lee Uhl, Kwak Ji-Min, Seo Min-Jung
Sortie du 27 novembre 2004
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Edité le : 28-10-04
Dernière mise à jour le : 28-10-04