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ARTE EDITIONS au Salon du Livre de Paris 2012

De la philosophie, de la géopolitique, de l’histoire, de la jeunesse … autant de thèmes abordés cette année par ARTE Editions au Salon du Livre à travers des (...)

ARTE EDITIONS au Salon du Livre de Paris 2012

Takis Théodoropoulos - 15/05/08

L'Invention de la Vénus de Milo

Histoire de la découverte d’un symbole de l’art.

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L'Invention de la Vénus de Milo
Takis Théodoropoulos
Traduit du grec par Michel Grodent
Sabine Wespieser éditeur
Mai 2008
21 €, 224 pages



Une sculpture est découverte dans un champ par un paysan de Milo. Deux morceaux distincts en marbre blanc viennent de donner naissance à un mythe qui perdure. Fleuron du musée du Louvre, la Vénus de Milo, privée de ses bras est devenue aussi célèbre que la Joconde ou la Victoire de Samothrace. 
En 1820, dans une petite île des Cyclades, Olivier Voutier esquisse pour la première fois le portrait énigmatique de la sculpture. Sous l’impulsion de l’amour, l’antique statue revêt les traits de la femme du consul pour laquelle, le jeune homme se consume. Sa beauté la baptise, elle sera Vénus bien que son identité soit incertaine. En effet, la main censée tenir la pomme de discorde a disparu.
Lorsque la célèbre Vénus sortit de terre, comme elle naquit des eaux, ses bras selon Takis Théodoropoulos étaient encore accrochés, seules les mains manquaient.
« En vérité, quand on est appelé à reconstituer un épisode qui se déroula voici deux cents ans par une nuit sans lune, quelque part sur une pente abrupte, dans une île égéenne, on ne peut rien exclure. A fortiori quand il s’agit de la main égarée d’une statue que l’on ne devait jamais retrouver et dont les dimensions ne devaient pas dépasser quelques centimètres. […] Une paume, ce n’est pas lourd, ma foi, et cela peut facilement s’égarer, disparaître en glissant derrière un plant de bruyère, spécialement quand la carriole se met à grincer dangereusement et que les ânes terrorisés commencent à braire, avant le fracas de la demi-tonne de marbre qui s’effondre. »
Jules Dumont d’Urville intervient et s’attribue la découverte. La sculpture devient un objet de discorde et de convoitise. Au terme d’aventures rocambolesques, la Vénus est affrétée jusqu’en France, offerte à Louis XVIII.

Ces péripéties romanesques sont magnifiquement racontées par Takis Théodoropoulos. Dominant de son regard énigmatique les visiteurs du Louvre, drapée de cette beauté universelle, la sculpture de marbre livre un peu de son mystère dans les pages de ce récit flamboyant.

Alexandra Morardet

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L'Invention de la Vénus de Milo
Takis Théodoropoulos
Traduit du grec par Michel Grodent
Sabine Wespieser éditeur, mai 2008
21 €, 224 pages
www.swediteur.com

Article du 8 mai 08
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Edité le : 07-05-08
Dernière mise à jour le : 15-05-08