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Mode à Londres

À l'occasion des 25 ans de la Fashion Week, Prune Antoine se faufile pour arte.tv, en partenariat avec Le Figaro.fr, sous les jupons de Londres.

Mode à Londres

"Faces in the city" - quatre visages dans la ville - 17/02/10

Shaghayegh Zavoshi, l'East End au coeur

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Londres en trois mots :
nerveuse, brutale et chère
Née en Iran, un pays que ses parents ont été contraints d'abandonner lors de la Révolution islamique, Shaghayegh Zavoshi, 27 ans, a d'abord vécu en Inde avant d'atterrir en Allemagne, à Francfort ou elle passe toute son adolescence. Titulaire d'un diplôme d'ingénieur civil, elle change radicalement de voie, déménage à Londres et se teint les cheveux en orange vif. C'est dans la capitale britannique qu'elle décide de se lancer dans des études de mode : elle s'inscrit en mastère au Fashion Departement de l'université de Middlesex. Une fois son diplôme en poche, Shaghayegh envisage de présenter Central Saint-Martin's, même si elle se demande si sa conception de « la mode en tant qu'art à part entière va plaire au jury ».

Elle vit dans l'East End, un ancien quartier populaire et multiethnique en pleine mutation, où s'installent désormais de nombreux jeunes designers ou artistes, séduits par les loyers abordables et les vastes espaces. Usine désaffectées, squats d'artistes, immeubles en brique rouge....peuplée d'étrangers, de drogués, de fauchés ou de réfugiés. Une faune bigarrée qui déambule de White Chapel à Brick Lane et représente une source d'inspiration inépuisable pour Shaghayegh. « L'East End est comme un petit village ou l'on peut trouver tout et n'importe quoi. Le dernier endroit authentique de Londres. Il y a tellement de nationalités différentes, des Français, des Italiens, des Pakistanais mais surtout pas d´Anglais. Ce que j'apprécie le plus est l'esprit de tolérance vestimentaire. Chacun peut être ce qu'il a envie d'être. » Shaghayegh connaît toutes les friperies vintage du quartier ou les stands de créateurs sur Spitafields Market pour dénicher fringues abordables et accessoires inédits.

Son style personnel, elle le définit comme un peu « trash », fidèle reflet des contradictions et de l'énergie qui animent la ville.



SES BONNES ADRESSES


Edité le : 12-02-10
Dernière mise à jour le : 17-02-10

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