Les plans séquence durent dix minutes, vingt parfois. Plan unique, une personne, qui parle. Qui raconte sa vie. Un concept qui a fait fuir de la salle quelques spectateurs. Mais à la fin du film, la plupart d'entre eux était là, debout, pour applaudir. Dans cette édition acidulée pop, "I wish I knew" a imposé un autre rythme, plus posé, et propice à l'écoute, à la réflexion, sur l'histoire sombre de Shanghaï.
Sans donner de leçon, sans chercher de morale, le réalisateur se met au service des témoins de cette histoire, les laisse s'exprimer, et chaque anecdote offre une émotion, une information.
"I Wish I knew" est surtout un très beau film, impregné de l'amour du réalisateur pour cette ville, qui s'épanouit aujourd'hui, après tant de contraintes politiques et culturelles.






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