Auteur: Michael Christofferson. Producteur: Anne Reevell, Mette Heide
L'ancien président dénonce en retour une mascarade servant à protéger les "vrais" coupables de la destruction de la Yougoslavie. Il se démène pour assurer sa défense, accusant, entre autres, le ministre allemand des Affaires étrangères Hans Dietrich Genscher, menaçant de citer Bill Clinton ou Tony Blair à comparaître, exigeant la publication de documents secrets détenus selon lui par les politiciens occidentaux... Plusieurs fois suspendu en raison de la santé fragile de Milosevic, le procès est finalement interrompu par son décès en détention, le 11 mars 2006.Traduit en justice en 1999 devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye, Slobodan Milosevic comparaît le 12 février 2002. De la lecture de l'acte d'accusation aux dernières plaidoiries, lors des audiences mais aussi en coulisses, une seule équipe de télévision aura accès aux différents protagonistes, qu'elle accompagnera tout au long des quatre ans de procédure : les procureurs Carla Del Ponte et Geoffrey Nice, les avocats commis d'office Steven Kay et Gillian Higgins, ainsi que les conseillers de Milosevic Zdenko Tomanovic et Dragoslav Ognjanovic.
Dès l'ouverture du procès, l'ex-président serbe donne le ton : il juge le tribunal "illégal" et souhaite assurer lui-même sa défense. Le film s'ouvre sur la lecture qui lui est faite des trois actes d'accusations retenus à son encontre : responsabilité dans les guerres de Croatie (1991-1995), de Bosnie (1992-1995) et du Kosovo (1998-1999) ; massacres perpétrés à Vukovar et à Srebrenica ; actes de déportation, tortures, pillages, meurtres de civils, crimes sur des groupes de personnes en raison de leur nationalité, de leur religion ou de leur appartenance ethnique, crimes contre l'humanité. Pas moins de soixante-dix chefs d'accusation seront cités au total.Rediffusion : 31.07.2008 à 09h55







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