Son meurtrier a été condamné en 2006 à 25 ans de prison pour «actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner» et un complice à dix ans. C’est suite à ce crime qu’a été organisée «La marche des femmes des quartiers contre les ghettos et pour l'égalité» qui a traversé la France en février 2003, pour aboutir à l'importante manifestation nationale un mois plus tard. C’est aussi à ce moment qu’est né le mouvement « Ni Putes, Ni Soumises » sous la houlette de Fadela Amara.
D’autres cas similaires ont fait la Une des médias depuis l’affaire Sohane et ont alerté sur les conditions des jeunes filles dans certains quartiers populaires. En octobre 2004, Ghofrane, une jeune Marseillaise, avait été tuée à coups de pierre dans un terrain vague, par deux jeunes hommes, parce qu’elle aurait refusé les avances de l’un d’entre eux. Tous les deux ont été condamnés à vingt-trois de réclusion criminelle. En 2005, Chahrazad, mineure à l’époque, avait été grièvement brûlée après avoir été aspergée d’essence par l’homme qu’elle refusait d’épouser. Devenue membre de « Ni Putes, Ni Soumises », elle témoigne dans le documentaire « La Cité du mâle ». En 2009, Fatima, 21 ans, avait été étranglée et brûlée par son frère, près de Lyon, parce que ce dernier voulait laver l’honneur de sa famille.







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