Elle était une héroïne très humaine. Courageuse, clairvoyante, c’était aussi une jeune femme sensible qui goûtait la joie de vivre et connaissait la peur. C’est ainsi que le réalisateur Marc Rothemund représente Sophie Scholl dans son film. Le scénario s’appuie sur des lettres et des notes, mais aussi et surtout sur les procès-verbaux inédits des interrogatoires de la Gestapo, conservés pendant des décennies dans les archives de la Stasi, en RDA.Au moment de son incarcération, Sophie Scholl avait 21 ans et faisait à Munich des études de biologie et de philosophie. Elle a grandi au sein d’une famille libérale et protestante où les valeurs morales et religieuses étaient tenues en haute estime. Il est probable qu’elle ait rejoint relativement tard le mouvement de La Rose Blanche, dont la tête pensante était son frère Hans, de trois ans son aîné.
Appréhendés par la Gestapo le 18 février 1943, Sophie et Hans sont interrogés séparément pendant trois jours. Le film est construit autour de ces interrogatoires menés par l’agent de la Gestapo Robert Mohr. La jeune fille refuse obstinément de livrer les noms de ses compagnons. Elle préfère mourir que de les trahir ou de renier ses idéaux. L’agent Mohr en est tellement impressionné qu’il lui conseille d’oublier un instant son idéologie pour sauver sa tête. Mais jusqu’au bout, Sophie gardera son sang-froid, ainsi qu’en témoignent les procès-verbaux : « Nous étions convaincus que la guerre était perdue pour l’Allemagne et que toute vie humaine sacrifiée sur l’autel de cette guerre perdue l’était inutilement. (…) Je reste convaincue d’avoir agi au mieux des intérêts de mon peuple. Je ne regrette donc rien de mon action et je suis prête à en payer les conséquences ».>> Le programme "Sophie Scholl – Les derniers jours" est disponible en VOD sur www.artevod.com et en DVD dans www.arteboutique.com







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