Les cinq premiers albums de l’édition « Sweet Soul Music » viennent de sortir ; ils portent sur la période 1961-1965. Les titres, listés selon une chronologie stricte (date de parution), ont été sélectionnés par Dave « Daddy Cool » Booth, amateur éclairé s’il en fut. Les versions mono d’origine ont été préférées aux versions stéréo ultérieures. Chaque artiste n’est présent qu’une seule fois dans la sélection d’une année. L’éditeur a veillé aussi à ce que les grands labels comme Motown et Atlantic ne soient pas surreprésentés. Et s’il a dû renoncer, pour des problèmes de droits d’auteur, à la présence de Ray Charles et de Sam Cooke, d’autres icones de la soul sont foison : The Temptations, Ike & Tina Turner, The Supremes, Marvin Gaye, Fats Domino, Solomon Burke, James Brown, Lee Dorsey… Pourtant ce ne sont pas ces grands noms qui donnent à ces compilations toute leur importance mais avant tout d’innombrables groupes et artistes issus du doo wop, du boogaloo, de la Northern soul et du souljazz moins populaires qui, à l’image de The Ramsey Lewis Trio, The Ad Libs, Alvin Cash & The Crawlers ou Ernie K-Doe, ont enrichi la musique noire américaine de cette période avec des mélodies qui nous enchantent aujourd’hui encore.
La collection « Sweet Soul Music » témoigne de la richesse musicale d’une époque –un chatoiement à jamais perdu, semble-t-il. Le label Bear Family nous invite à écouter, lire, danser. Let’s do the Boogaloo, let’s do the Jerk, let’s do the Monkey, let’s do ...
Matthias Schneider







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