![]() | |
|
Un scoop sympathique : cette séquence tournée en 16mm par le père de Kubrick montrant son fils – alors âgé de 10 ans - en train de danser.
Il y a aussi cet épisode très drôle où Stanley donne aux membres de sa famille des instructions quant à la conduite à tenir en cas de bagarre entre ses deux chats préférés. La scène permet déjà d’anticiper la façon de penser d’un homme qui organisait tout à la perfection comme une partie d’échecs, y compris sa vie privée. C’est Tom Cruise qui sert de guide au téléspectateur et c’est son commentaire en voix off qui présente ce documentaire qui est une symbiose réussie entre hommage posthume, biographie et filmographie.
De Day of The Fight (1951), son premier documentaire à Eyes Wide shut (adapté d’une nouvelle d’Arthur Schnitzler), l’œuvre de Kubrick est présentée de manière chronologique. Les commentaires sont assurés par une pléiade de cinéastes, de scénaristes et de compositeurs. Des images d’archives inédites de tournage ainsi que des témoignages de Steven Spielberg, Woody Allen et Martin Scorsese permettent de mieux disséquer tout le processus créatif d’un réalisateur visionnaire, dont le nom mérite de figurer au palmarès d’honneur au côté des plus grands, des Chaplin, Welles, Lubitsch, Huston et Altman qui, tout comme lui, ne furent jamais récompensés par le moindre Oscar.
Des acteurs de premier plan comme Malcolm McDowell (Orange mécanique) et Jack Nicholson (Shining) expliquent pourquoi leur collaboration avec Kubrick a constitué l’un des chapitres à la fois les plus importants et les plus difficiles de leur vie. L’occasion est également donnée de découvrir des projets que Kubrick a finalement abandonnés, ainsi ces Aryan Papers, film sur l’Holocauste auquel il avait renoncé, parce que Steven Spielberg avait commencé peu avant à tourner La Liste de Schindler. Les nombreux extraits de films illustrent les raisons ayant fait de Stanley Kubrick le seul réalisateur qui a à la fois su assumer ses ambitions d’auteur et remporter des succès commerciaux. Quant à l’un de ses collègues, il divise l’histoire du cinéma en deux périodes : celle d’avant Kubrick et celle d’après.
Pas de rediffusion






Envoyer à un ami
RSS
Facebook
Twitter