Sylvie Guillem n’est pas entrée dans le monde de la danse classique sur la pointe des pieds. A 12 ans, elle est petit rat à l’Opéra, à 16 ans, engagée dans le corps de ballet et à 18 ans, elle décroche la médaille d’or du concours de Varna : Le Nobel de la danse.
Est-ce un oubli, est-ce parce que, comme elle le dit, elle n’a pas eu d’adolescence ? À 19 ans, c’est le 29 décembre qu’elle fête Noël… À l’heure où le père Noël et son traîneau sont déjà sur le chemin du retour, Rudolf Noureev la nomme danseuse étoile. Une consécration.
Mais pas question de se laisser corseter, d’entraver sa liberté : Cinq ans plus tard, elle quitte Paris pour Londres, l’Opéra Garnier pour le Royal Ballet. Scandale. À l’Assemblée, Jack Lang doit s’expliquer sur cette émigration d’une partie de notre patrimoine national.
Mademoiselle « No », c’est ainsi que la surnomment les Anglais.
Non à quoi ? Non au classicisme, au conservatisme ? Non à la facilité en tout cas. Elle a violenté son corps comme on forge un outil pour qu’il serve sont art. Son corps se plie, se cabre, et se cambre selon ses ordres. Un corps flexible a souhait. Et un esprit inflexible ?
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Sylvie Guillem sera sur la scène du théâtre des Champs Elysées dans le spectacle "Eonnagata"
29, 30, 31 décembre 2010
1, 2, 5, 6, 7, 8, 9 janvier 2011
Guillaume Galienne a posé une question à Sylvie Guillem. Il se produira au Palais Garnier, dans Caligula, du 31 janvier au 24 février. Chorégraphie : Nicolas Leriche.







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