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Freedom

Cent soixante ans après l’abolition de l’esclavage par la France, et alors que l’Amérique se demande si son prochain président sera noir, ARTE retrace le combat des Afro-Américains pour l’émancipation, et au passage, tend un miroir au passé esclavagiste et colonial de la France.

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Cent soixante ans après l’abolition de l’esclavage par la France, et alors que l’Amérique se demande si son prochain président sera noir, ARTE retrace le (...)

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02/09/08

Tabitha Woods

À 17 ans, Tabitha Woods termine ses études secondaires et se prépare à entrer à l’Université Columbia de New York dans les filières journalisme et sciences économiques. Elle partage son temps entre les collectes de fonds, la rédaction d’articles pour le journal de son école et le volley.

Tabitha Woods
«« Le rêve de Martin Luther King était l’égalité pour tous. Personne ne devait être discriminé à cause de la couleur de sa peau. Un rêve que je trouve incroyablement beau parce qu’il est en train de devenir réalité. Il me paraît évident que mes perspectives d’avenir vont bien au-delà de celles que j’aurais eues si j’étais née 20 ans plus tôt. C’est formidable ! Cela me permet de faire mon propre rêve. Je voudrais m’engager pour que tout le monde ait les mêmes possibilités que moi : voyager, apprendre des langues, se cultiver, jouir de sa jeunesse sans avoir à se préoccuper de choses aussi terribles que les abus et les injustices. Je crois que mon rêve à beaucoup à voir avec la liberté. Je voudrais que davantage d’hommes et de femmes puissent se réaliser, développer leurs talents indépendamment de leurs origines socio-économiques, réussir. Dans 20 ans, j’aimerais écrire des articles qui comptent, attirer l’attention sur la misère, aider les gens à voir les choses autrement – grâce à des reportages pondérés sur les événements qui nous concernent. Je serais heureuse d’élever les médias à un niveau qui permette de faire entendre la voix et les opinions de beaucoup plus de personnes. Pour l’instant, je nous vois, les gens de ma génération et moi-même, comme des cellules souches – qui ont la capacité de se différencier dans toutes les directions. J’ai vraiment de la chance d’être en position de pouvoir réfléchir à mon pays et au monde, d’élucubrer des idées un peu dans tous les sens sur ce qu’il conviendrait de faire. Je peux utiliser mon savoir et mon talent pour qu’il se passe réellement quelque chose. Évidemment, je suis une idéaliste. Les changements que j’aimerais voir aboutir ne sont peut-être encore que des vues de l’esprit. Jamais nous n’avons connu l’égalité. Mais si tout le monde pense que de toute manière rien ne changera jamais, que les buts que nous poursuivons ne pourront être atteints, il est sûr qu’on n’arrivera à rien. Les gens se mettent mutuellement des bâtons dans les roues. Pourtant, j’ai le sentiment que notre génération est beaucoup plus idéaliste que les précédentes. Je sais que mes idées sont partagées. Peut-être parce que les générations passées ont déjà fait beaucoup. Il y a eu de grands progrès. Alors nous croyons que les prochaines étapes nous rapprocheront de notre idéal. Le sénateur Barack Obama est à mon avis celui qui représente le mieux ma vision des choses. En grande partie parce qu’il refuse l’argent des grandes entreprises. Et puis j’aime bien cette idée de faire de la politique autrement, enfin. Son attitude est beaucoup plus positive que celle de sa rivale. D’ailleurs cela me fait aussi un peu peur. Quand on croit vraiment à quelqu’un, on est déçu parce que jamais les choses ne pourront bouger aussi vite qu’on le souhaiterait. Mais je pense qu’il va s’imposer. Ses intentions sont très sérieuses. Il est tellement différent de tout ce que j’ai pu voir jusqu’ici – il est vrai que n’ai pas encore assisté à beaucoup de campagnes présidentielles. En tous cas, j’ai énormément d’estime pour son travail. »

Ecoutez l'entretien (3'51'', en anglais)

Edité le : 27-05-08
Dernière mise à jour le : 02-09-08


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