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L'origine du christianisme

La série magistrale de Jérôme Prieur et Gérard Mordillat. 12 épisodes pour découvrir l'analyse de six versets de l’évangile selon Jean, le récit de la passion (...)

L'origine du christianisme

01/04/05

Textes de référence

Textes de référence
Traduction de la Bible de Jérusalem
© Éditions du Cerf - 2003

PREMIÈRE ÉPÎTRE DE PAUL AUX CORINTHIENS
(1 Co 15, 1-10)

Première liste des apparitions :

" Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu et dans lequel vous demeurez fermes, par lequel vous aussi vous vous sauvez, si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé ; sinon, vous auriez cru en vain.
Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures, qu'il est apparu à Céphas (Pierre), puis au Douze. Ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart d'entre eux demeurent jusqu'à présent et quelques uns se sont endormis - ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Et, en tout dernier lieu, il m'est apparu à moi, comme à l'avorton.

Car je suis le moindre des apôtres ; je ne mérite pas d'être appelé apôtre parce que j'ai persécuté l’Église de Dieu. C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce à mon égard n'a pas été stérile. Loin de là, j'ai travaillé plus que tous : oh ! non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. "


ÉPÎTRE DE PAUL AUX GALATES
(Ga 2, 1-14)

Concile de Jérusalem et incident d'Antioche :


" Ensuite, au bout de quatorze ans, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabé et Tite que je pris avec moi. J'y montai à la suite d'une révélation ; et je leur exposai l'Évangile que je prêche parmi les païens - mais séparément aux notables, de peur de courir ou d'avoir couru pour rien. Eh bien ! de Tite lui-même, mon compagnon qui était grec, on n'exigea pas qu'il se fit circoncire. Mais à cause des intrus, ces faux-frères qui se sont glissés pour espionner la liberté que nous avons dans le Christ Jésus, afin de nous réduire en servitude, gens auxquels nous refusâmes de céder, fût-ce un moment, par déférence, afin que la vérité de l'Évangile demeurât parmi vous... Et de la part de ceux qu'on tenait pour des notables - peu m'importe ce qu'alors ils pouvaient être ; Dieu ne fait point acception des personnes -, à mon Évangile, en tout cas, les notables n'ont rien ajouté. Au contraire, voyant que l'évangélisation des incirconcis m'était confiée comme à Pierre celle des circoncis - car Celui qui avait agi en Pierre pour faire de lui un apôtre des circoncis, avait pareillement agi en moi en faveur des païens - et reconnaissant la grâce qui m'avait été départie, Jacques, Céphas (Pierre) et Jean, ces notables, ces colonnes, nous tendirent la main, à moi et à Barnabé, en signe de communion : nous irions, nous aux païens eux à la Circoncision ; nous devions seulement songer aux pauvres, ce que précisément j'ai eu à cœur de faire.

Mais quand Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il s'était donné tort. En effet, avant l'arrivée de certaines gens de l'entourage de Jacques, il prenait ses repas avec les païens ; mais quand ces gens arrivèrent, on le vit se dérober et se tenir à l'écart, par peur des circoncis. Et les autres Juifs l'imitèrent dans sa dissimulation, au point d'entraîner Barnabé lui-même à dissimuler avec eux. Mais quand je vis qu'ils ne marchaient pas selon la vérité de l'Évangile, je dis à Céphas (Pierre) devant tout le monde : " Si toi qui es Juif, tu vis comme les païens, et non à la juive, comment peux-tu contraindre les païens à judaïser ? ".

PREMIÈRE ÉPÎTRE AUX THESSALONICIENS DE PAUL
( 1 Th 2, 13-17)

Plus ancien texte du Nouveau Testament :

" Voilà pourquoi, de notre côté, nous cessons de rendre grâce à Dieu de ce que, une fois reçue la Parole de Dieu que nous vous faisions entendre, vous l'avez accueillie non comme une parole d'hommes, mais comme ce qu'elle est réellement, la Parole de Dieu. Et cette parole reste active en vous, les croyants.

Car vous vous êtes mis à imiter les églises de Dieu dans le Christ Jésus qui sont en Judée : vous avez souffert de vos compatriotes les mêmes traitements qu'ils ont soufferts de la part des Juifs : ces gens-là ont mis à mort Jésus le Seigneur et les prophètes, ils nous ont persécutés, ils ne plaisent pas à Dieu, ils sont ennemis de tous les hommes quand ils nous empêchent de prêcher aux païens pour leur salut, mettant ainsi de tous temps un comble à leurs péchés ; et elle est tombée sur eux, la colère, pour en finir.

Et nous, frères, privés de votre compagnie pour un moment, de visage mais non de cœur, nous nous sommes sentis extrêmement pressés de revoir votre visage, tant notre désir était vif ".


ACTES DES APÔTRES

CHAPITRE 1
(Ac1,12-14)

La Première communauté


« Alors du mont des Oliviers, ils s’en retournèrent à Jérusalem ; la distance n’est pas grande : celle d’un chemin de sabbat. Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C’étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée et Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous d’un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères. »

CHAPITRE 6
(Ac 6, 1-6)

La Séparation des Hébreux et des Hellénistes


« En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentaient, il y eut des murmures chez les Hellénistes contre les Hébreux. Dans le service quotidien, disaient-ils, on négligeait leurs veuves. Les Douze convoquèrent alors l’assemblée des disciples et leur dirent : « Il ne sied pas que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Cherchez plutôt parmi vous, frères, sept hommes de bonne réputation, remplis de l’Esprit et de sagesse, et nous les préposerons à cet office ; quant à nous, nous resterons assidus à la prière et au service de la parole ». La proposition plut à toute l’assemblée, et l’on choisit Etienne, homme rempli de foi et de l’Esprit Saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, prosélyte d’Antioche. On les présenta aux apôtres et, après avoir prié, ils leur imposèrent les mains. »

CHAPITRE 15
(Ac 15, 1-29)

Controverse à Antioche et concile de Jérusalem


« Cependant certaines gens descendus de Judée enseignaient aux frères : « Si vous ne vous faites pas circoncire suivant l’usage qui vient de Moïse, vous ne pouvez être sauvés ». Après bien de l’agitation et une discussion assez vive engagée avec eux par Paul et Barnabé, il fut décidé que Paul, Barnabé et quelques autres des leurs monteraient à Jérusalem auprès des apôtres et des anciens pour traiter de ce litige.
Eux donc, après avoir été escortés par l’Église, traversèrent la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des païens, et ils causaient une grande joie à tous les frères. Arrivés à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les apôtres et les anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.

Mais certaines gens du parti des Pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour déclarer qu’il fallait circoncire les païens et leur enjoindre d’observer la Loi de Moïse. Alors les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette question. Après une longue discussion, Pierre se leva et dit : « Frères, vous le savez : dès les premiers jours, Dieu m’a choisi parmi vous pour que les païens entendent de ma bouche la parole de la bonne nouvelle et embrassent la foi. Et Dieu, qui connaît les cœurs, a témoigné en leur faveur en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous. Et il n’a fait aucune distinction entre eux et nous, puisqu’il a purifié leur cœur par la foi. Pourquoi donc maintenant tentez-vous Dieu en voulant imposer aux disciples un joug que ni nos pères ni nous-mêmes n’avons eu la force de porter ? D’ailleurs, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, exactement comme eux. »
Alors toute l’assemblée fit silence. On écoutait Barnabé et Paul exposer tout ce que Dieu avait accompli par eux de signes et prodiges parmi les païens.

Quand ils eurent cessé de parler, Jacques pris la parole et dit : « Frères, écoutez-moi. Syméon a exposé comment, dès le début, Dieu pris soin de tirer d’entre les païens un peuple réservé à son Nom. Ce qui concorde avec les paroles des Prophètes, puisqu’il écrit :
“ Après cela je reviendrai
Et je relèverai la tente de David qui était tombée ;
Je relèverai ses ruines
Et je la redresserai,
Afin que le reste des hommes qui cherchent le Seigneur,
Ainsi que toutes les nations qui ont été consacrées à mon Nom, dit le Seigneur qui fait connaître ces choses depuis des siècles. “
C’est pourquoi je juge, moi, qu’il ne faut pas tracasser ceux des païens qui se convertissent à Dieu. Qu’on leur mande seulement de s’abstenir de ce qui a été souillé par les idoles, des unions illégitimes, des chairs étouffées et du sang. Car depuis les temps anciens Moïse a dans chaque village ses prédicateurs qui lisent dans les synagogues tous les jours de sabbat ».

Edité le : 22-04-04
Dernière mise à jour le : 01-04-05


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