Fondés à Kingston, les "Abyssinians" ont écrit le premier tube de "reggae roots" de l'histoire jamaïcaine.
En 1968, alors que tout le monde planche sur des chansons d'amour, ces rastas se tournent vers l'Afrique avec le morceau "Satta Massagana", qu'ils chantent en amharique, la langue d'Abyssinie, ancien nom de l'Ethiopie.
Depuis, il y a plus de trois cents versions de cette chanson dans leur île, et au passage, un certain… Bob Marley a fait du reggae roots la plus énorme machine de guerre qu'ait produite la Jamaïque.
Pour Tracks, les Abyssiniens plongent dans la malle aux vinyls à la recherche de leurs souvenirs :
Bernard Collins : Ça vient de The Roots, des Maytals. L'album "From The Roots". D'où je viens à Trenchtown, c'est trés proche de l'endroit où vivaient Toots and the Maytals. Ça s'appelle Ghostown. Gamin, quand j'étais un jeune chanteur qui cherchait à percer, j'ai dû aller à Trenchtown, parce qu'à l'époque, c'était l'Université du Reggae. On y trouvait les Maytals, les Heptones, Bob Marley et les Wailers, qui vivaient tous là-bas.







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