Dans la famille des groupes anglo-saxons à particule, voici 'The Kooks '. Particularité de ces 'Loufoques ' à peine majeurs ? Les natifs de Brighton tiennent leur nom de la chanson de David Bowie 'Hunky Dory ' et s'évertuent à faire bouger nos popotins à grands coups de pop anglaise datée années 1990, quelque part entre Oasis , Blur et Supergrass . A l'époque de la fac, Luke , Paul , Hugh et Max font leur gamme dans une école de musique où ils côtoient notamment Lily Allen et Katie Melua avant de se frotter à une reprise de 'Reptilia' des Strokes . Initiative remarquée qui les conduit tout naturellement à éprouver leur talent de songwriting en signant un premier single en 2005, 'Eddie's Gun'. L'énergie pop des quatre chevelus enchante le public des salles britanniques.

- Formation :
Luke Pritchard (Chant, guitare)
Paul Garred (Batterie)
Hugh Harris (Guitare, chœurs)
Max Rafferty (Basse, chœurs) :
remplacé successivement par Pete Denton et actuellement Dan Logan.

Ne reste aux Kooks plus qu’à affronter l’épreuve éliminatoire du second album : Konk, disque baptisé d’après le nom du studio londonien mythique des Kinks où il a été enregistré, entre vieilles machines vintage et dispositifs modernes. D’ailleurs, c’est un peu ce que fait le groupe aujourd’hui : faire du neuf avec du vieux, continuer d’écrire gentiment, sans la transformer, la longue Histoire de la pop-music. Or si la saga est ici prévisible, elle est aussi radieuse, magnifiée par le talent de Tony Hoffer, producteur de Los Angeles à qui l’on doit certains rayons de soleil de Phoenix ou Supergrass. Et là où l’on aurait pu craindre un sinistre revirement technique, une production bodybuildée à l’américaine, Konk apparaît au final sympathique et léger, printanier à souhait, classique mais diablement efficace.






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