« The Sky Crawlers » (*) de Mamoru Oshii en compétition : du dessin malheureusement pas très animé.
Adapté d’un best-seller d’Hiroshi Mori, « The Sky Crawlers » de Mamoru Oshii est le deuxième film d’animation présenté en compétition à Venise cette année, très éloigné de l’univers coloré et sémillant de son homologue Hayao Miyazaki. Dans le cadre d’une esthétique réaliste, souvent grise ou sépia (hormis le ciel azur) qui mélange prise de vue réelle, 3D et dessins sur celluloïd, la trame de « The Sky Crawlers » avance les jalons d’un scénario à priori séduisant : dans un présent possible, le monde a finalement atteint la paix mais pour protéger cette dernière et garder un sentiment de réalité, les hommes inventent une guerre fictive qui envahie les médias. Ainsi, les Kildren, teenagers à l’apparence innocente qui jamais n’atteindront l’âge adulte, sont enrôlés pour se battre aux commandes d’avions de chasse, militaires confrontés à un ennemi invisible nommé Teacher. Répondant à son assignation, Yuichi Kannami, adorable Kildren, arrive pour la première fois à la base… Au-delà de la digestion parfois difficile de la mixture graphique préparée par Oshii, le film se fourvoie malheureusement dans l’expression de dialogues aussi creux qu’ils se veulent étranges, tenus par la longueur des plans qui confinent souvent à l’ennui.

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The Sky Crawlers
De Mamoru Oshii
Japon, 2008, 122 min.
Compétition
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De plus, la soi-disant philosophie humaniste avancée résonne paradoxalement à contre-pied du plaisir non dissimulé du cinéaste à représenter avant tout les reflets charmants des coques blindées et des explosions d’avions qui concourent pour plus de la moitié de la durée du film. Dommage.
Olivier Bombarda